Squat : "Je ne suis pas fier mais je n'ai pas le choix, c'est ma seule option", Sarah, mère de famille sans le sou se justifie
<p>Des températures glaciales, des nuits à la rue et <a href="https://www.nextplz.fr/societe/528659-squat-en-moins-de-48-heures-ca-a-fonctionne-des-proprietaires-font-limpensable-pour-recuperer-leur-bien?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">des dispositifs d’urgence saturés</a>, à Caen, la situation pousse associations et familles à agir par nécessité plutôt que par choix. Le 24 décembre dernier, deux immeubles inoccupés du quartier Lebisey, rue des Frères Colin et rue des Frères Michaut, ont ainsi été investis pour mettre à l’abri des personnes sans logement.</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-nouveaux-squats-pour-repondre-a-l-urgence-hivernale">Deux nouveaux squats pour répondre à l’urgence hivernale</h2> <p>L’AG contre les expulsions a annoncé l’ouverture de ces deux squats afin de pallier le manque criant de places d’hébergement d’urgence sur l’agglomération caennaise. Au total, une quarantaine de personnes ont ainsi pu être accueillies, dont 23 enfants. Une réponse d’urgence face à des températures qualifiées de « <em>presque polaires</em> » sur plusieurs nuits consécutives. Selon l’association, le dispositif du 115 est totalement saturé : « <em>Vu les températures et la situation actuelle, il est évident que la préfecture doit réquisitionner les 10 000 logements vides de l’agglomération caennaise</em> ».</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-des-familles-entieres-livrees-a-la-precarite">Des familles entières livrées à la précarité</h2> <p>Parmi les personnes hébergées, de nombreuses familles avec enfants en bas âge. Des parcours souvent marqués par l’exil, les démarches administratives interminables et l’impossibilité de travailler légalement. Pour beaucoup, le squat représente ainsi la seule alternative à la rue. Il faut dire que l’occupation des lieux s’est faite avec l’aide de l’association qui accompagne les familles dans l’installation, l’organisation collective et les démarches de première nécessité. Une solution temporaire, mais vitale, alors que l’hiver aggrave des situations déjà fragiles.</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-sarah-une-mere-sans-autre-issue">Sarah, une mère sans autre issue</h2> <p>Sarah, de nationalité ivoirienne, vit dans l’un des squats avec son mari et son bébé. Sa demande d’asile a été rejetée, mais celle de son fils est toujours en cours d’instruction depuis juillet. En attendant une décision, impossible pour elle de travailler ou de trouver un logement stable, d’autant plus qu’elle souffre de problèmes de santé. « <em>Je suis une habitante du squat parce que c’est ma seule option</em> », confie-t-elle dans un premier temps, avant d’enchaîner comme quoi : « <em>On espère avoir plus de temps ici pour qu’on ait une solution</em> ». Sarah espère notamment obtenir une autorisation de travail pour son mari, condition indispensable pour envisager une location : « <em>On n’est pas fiers de ce qu’on fait, mais on n’a pas le choix</em> ».</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-associative-et-citoyenne">Une mobilisation associative et citoyenne</h2> <p><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Squatting?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Cette situation révolte l’AG contre les expulsions</a>, qui dénonce une crise avant tout politique. « <em>Le combat politique, c’est le droit de vivre pour tout le monde de la même manière</em> », martèle ainsi l’association. Dans le quartier, certains habitants apportent pourtant leur soutien en donnant vêtements, couvertures ou en venant prêter main-forte. L’association lance également un appel aux dons : literie, duvets, électroménager sont les bienvenus. Elle est joignable au 07.83.86.17.66 ou par mail à ag-contre-expulsions@riseup.net</p>
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