

«J’ai décidé de quitter le comité de soutien d’Abdelafid Mokhtari pour rejoindre Adrien Madec (tête de liste de la gauche, ndlr) et le collectif Osons Méru parce que la question du logement indigne est une urgence vitale et sociale.» Céline Abdelhamid est Méruvienne depuis près de cinq ans. Elle travaille dans le domaine de l’insertion et de la formation, et est aussi présidente de l’association C+KC, récemment créée. Elle est également l’initiatrice d’un collectif qui a pour but de venir en aide aux habitants des tours des Acacias, dans le quartier de la Nacre à Méru (Oise), qui vivent dans des conditions plus que déplorables.
Soutien d’Abdelafid Mokhtari, elle rejoint Adrien Madec
«À propos des tours des Acacias, je rejoins Adrien Madec sur le calendrier raté de la mairie, sur l’organisation d’expulsion rampante des locataires qu’il implique et sur une forme d’inertie du bailleur pour assurer ne serait-ce que le minimum de ses obligations, dit-elle. Ce n’est pas, comme l’a dit la maire de Méru, sa vidéo qui est un “scandale” mais les logements dans lesquels vivent les habitants pour lesquels on se bat lui et moi et les membres d’Osons Méru qui sont dans des états scandaleux. Méru mérite un maire qui protège, agisse et travaille pour tous ses habitants.»
Pourtant Céline Abdelhamid était auparavant engagée au sein du comité de soutien d’Abdelafid Mokhtari, actuel premier adjoint de Nathalie Ravier et candidat à l’élection municipale. «Il y a eu méprise, explique-t-elle. On m’a laissé croire que la mairie allait enfin prendre le sujet des logements insalubres à bras-le-corps mais si le service habitat a connaissance des dossiers des locataires des tours des Acacias, rien n’est fait pour aller plus loin. Ça dit tout : ce n’est pas leur priorité. Adrien Madec, lui, s’est intéressé au sujet avec une première alerte sur les réseaux sociaux : il a simplement dit à la mairie qu’elle avait des pouvoirs et que la situation ne pouvait plus durer ! Puis dès qu’il a constaté que des familles payaient 400 euros d’eau par mois, soit autant que le montant du loyer, il a décidé de mettre les bouchées doubles pour aider les locataires.»
«Je ne comprends pas le sujet de discorde» dit Abdelafid Mokhtari
De son côté, Abdelafid Mokhtari ne comprend pas la réaction de la présidente d’association. «Je ne comprends pas le sujet de discorde, explique-t-il. Elle parle de valeurs, je suis professeur, j’aide beaucoup les familles sur Méru, j’envoie du matériel au Sénégal, je ne sais pas de quelles valeurs elle parle. En ce qui concerne les Acacias, notre service Habitat accompagne les locataires. Le sujet a déjà été abordé en conseil municipal. On ne peut pas aller au-delà de la loi. On a des échanges avec le bailleur. Aujourd’hui, dans les logements les plus insalubres les familles ont été relogées, 40% des logements ont été fermés. Le travail de fond continue, on agit depuis un an. Ce n’est pas excellent, il y a encore des familles à reloger, mais on les accompagne, on ne les expulse pas. La plupart des familles souhaitent être relogées à Méru, ça ne peut se faire que dans le parc de logements existant. Tout le monde essaie de trouver le meilleur moyen de les aider.»
Toujours est-il que, désormais, Céline Abdelhamid et son association C+KC travailleront en étroite collaboration avec le collectif citoyen Osons Méru d’Adrien Madec. L’un pour l’interpellation politique, l’autre pour l’accompagnement des locataires. «Céline est une femme de conviction, elle n’entre pas en politique pour une place, mais pour un combat, constate Adrien Madec. Son combat, c’est le logement, avec une obsession : remettre la dignité au centre et garantir à chaque Méruvienne et Méruvien une existence décente. C’est aussi la nôtre au sein du collectif de rassemblement de la gauche et des citoyens que j’ai créé Osons Méru. Car dans cette élection municipale, l’enjeu est clair : ou bien la résignation dans la continuité ou bien l’espoir du changement.»
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