
<p>Alors que le climat social reste tendu, une décision récente fait réagir. <strong>Sébastien Lecornu</strong> a acté la fin d’un privilège longtemps accordé aux anciens ministres, à savoir la mise à disposition d’un chauffeur personnel. Ce choix s’aligne avec la ligne fixée par le chef du gouvernement à l’automne dernier, rappelant clairement : "<em>On ne peut pas demander aux Français des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas.</em>" Un message politique fort, pensé pour montrer l’exemple.</p> <p>Par ailleurs, cette mesure relance un débat plus large. <strong>La rémunération des hauts fonctionnaires</strong> revient sur le devant de la scène, portée par une exigence croissante de clarté. Préfets, conseillers d’État ou hauts cadres administratifs concentrent des missions clés et des responsabilités majeures. Dès lors, leur niveau de vie et leurs avantages interrogent, à l’heure où la transparence devient un mot d’ordre presque incontournable.</p> <h2>Une fin de privilèges qui fait parler</h2> <p><a href="https://www.melty.fr/societe/sebastien-lecornu-frappe-fort-pour-2026-il-supprime-cet-avantage-pour-les-anciens-premiers-ministres-2286108.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">La mesure ne fait clairement pas l’unanimité, surtout chez ceux qui la subissent directement</a>. Plusieurs anciens ministres affichent leur mécontentement, à commencer par <strong>Daniel Vaillant</strong>. Au micro de RTL, l’ex-locataire de Beauvau entre 2000 et 2002 n’a pas caché son désarroi face à ce bouleversement du quotidien. "<em>Je n’ai pas conduit depuis vingt-cinq ans. (…) Comment je fais alors ? (…) C’est un changement de vie</em>", a-t-il confié, visiblement déstabilisé par cette nouvelle réalité.</p> <p>Cependant, tous ne se retrouvent pas logés à la même enseigne. Certaines figures continuent de bénéficier de mesures spécifiques pour des raisons de sécurité. <strong>Manuel Valls</strong>, <strong>Bernard Cazeneuve</strong> ou encore <strong>Christophe Castaner</strong> restent concernés en raison de menaces persistantes liées à leurs anciennes fonctions, entre terrorisme et tensions sociales. Dans ce contexte déjà sensible, un autre débat s’invite dans la conversation. Depuis quelques jours, la question de l’argent en politique refait surface, avec un éclairage particulier sur la <strong>rémunération des hauts fonctionnaires</strong>, et plus précisément celle des hauts commissaires au Plan.</p> <h2>Clément Beaune dans le costume du stratège de l’État</h2> <p>L'an dernier, un nouveau chapitre s’ouvrait dans le parcours de <strong>Clément Beaune</strong>. Après son passage au gouvernement, l’ex-ministre des Transports s'est vu confier une mission aussi discrète que scrutée, en prenant la tête du Haut-commissariat au Plan à la suite de <strong>François Bayrou</strong>. Un intitulé qui intrigue et soulève des questions. Pour lever le voile, l’ancien député de Paris avait pris la parole sur le plateau de <em>Pascal Praud et vous</em> afin de détailler les contours de cette fonction souvent mal comprise.</p> <p>Dans ce cadre, le quadragénaire avait expliqué que ce poste repose sur un double rôle. Il avait rappelé à l’antenne que la fonction de Haut-commissaire au Plan <strong>demeure non rémunérée</strong>. En parallèle, il a été nommé à une seconde mission, celle de commissaire général de France Stratégie, afin d’unifier les deux structures. "<em>Il y avait la fonction de Haut-commissaire au Plan, qui reste non payée. Et j'ai été nommé à une deuxième fonction, qui est commissaire générale de France Stratégie, pour faire la fusion des deux organismes. Cette personne que je remplace était rémunérée, donc je serai rémunéré au maximum la même chose</em>", avait-il précisé, avant d’évoquer plus en détail la nature de ses missions.</p> <h2>Clément Beaune sans détour sur ses avantages de service</h2> <p>La nomination de Clément Beaune au Haut-commissariat au Plan ne laisse pas indifférent. Son profil fait réagir, tant par son parcours très institutionnel que par l’absence d’ancrage dans le secteur privé. Diplômé de l’ENA, ancien socialiste <strong>devenu macroniste de gauche</strong>, il a essentiellement évolué dans la sphère publique, à l’exception d’un bref passage chez ADP. À cela s’ajoute une défaite récente aux élections législatives, dès le premier tour, un détail que ses détracteurs ne manquent pas de rappeler. Par ailleurs, au Sénat, plusieurs voix soulignent depuis longtemps le chevauchement des missions du Haut commissariat au Plan avec celles <strong>d’autres instances déjà existantes</strong>, ce qui alimente le débat sur son utilité réelle.</p> <p>Dans ce contexte tendu, <a href="https://www.melty.fr/people/la-fonctionnaire-la-mieux-payee-ex-ministre-sous-sarkozy-elle-a-touche-plus-de-2-fois-son-salaire-officiel-selon-le-financial-times-2287018.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">la question de la rémunération a mis de l’huile sur le feu</a>. Invité des <em>Grandes Gueules</em> sur RMC, Clément Beaune a répondu frontalement aux critiques, notamment face à <strong>Charles Consigny</strong>. "<em>Je gagne 7.000 € net avant impôt. Avec un chauffeur juste pour les déplacements professionnels. C'est une grille, on ne négocie pas notre salaire.</em>", a-t-il affirmé. Une précision loin de calmer le jeu. L’avocat a aussitôt répliqué : "<em>Je ne vois pas l'utilité du chauffeur. Je suis désolé, le chauffeur je le supprime.</em>" L’échange, particulièrement vif, relance une interrogation qui divise jusqu’aux plateaux radio : faut-il encore conserver le Haut commissariat au Plan ?</p> <meta name="original-source" content="https://www.melty.fr/people/haut-fonctionnaire-je-gagne-7000-e-net-avant-impot-jai-juste-un-chauffeur-perso-et-je-ne-negocie-pas-mon-salaire-2290134.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.melty.fr/people/haut-fonctionnaire-je-gagne-7000-e-net-avant-impot-jai-juste-un-chauffeur-perso-et-je-ne-negocie-pas-mon-salaire-2290134.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
Espace publicitaire · 300×250








