

Malgré les absences de Wilfried Yeguete, Jonathan Jeanne et Ugo Doumbia, Le Mans a bataillé ce dimanche sur le parquet de Paris. Après avoir tenu pendant trois quart-temps, les Sarthois ont plié face au talent offensif du club de la capitale, qui s'est avéré insurmontable en fin de rencontre (110-92).
"En tant que leader, je pense que nous nous devons d'être meilleurs dans le quatrième quart-temps", a déclaré le leader technique du MSB, Trevor Hudgins, auteur de 28 points. Une analyse sévère compte tenu de la qualité du basket proposé par les Manceaux pendant les 30 premières minutes.
Car oui, malgré l'écart final de +18 en faveur des locaux, Le Mans est loin d'avoir été surdominé à l'adidas arena. Le MSB a même sérieusement fait douter le champion en titre dans son antre, mais les Sarthois n'ont pas été assez pragmatiques au moment de concrétiser les opportunités qu'ils s'étaient eux-mêmes créé, comme l'a regretté leur entraîneur Guillaume Vizade.
"Dans le premier quart-temps, on a eu beaucoup de tirs ouverts à 3-points, mais on n'a pas trouvé d'efficacité (3/12 sur la période). À l'opposé, deux de leurs shooteurs se sont mis en évidence très tôt dans le match, notamment Jeremy Morgan. Et on l'a payé deux fois. Au début du match, et au moment où le match s'est tendu."
En effet, l'ancien de la Jeu a d'abord planté trois flèches primées de suite dans le premier quart (18-7, 8e), avant de récidiver en fin de rencontre (104-81, 37e), pour parachever un run de 16-0 réalisé par les locaux qui a scellé le destin de la rencontre. Le tout couplé à un joli coup de chaud des dynamiteurs offensifs franciliens, Nadir Hifi et Justin Robinson, respectivement auteurs de 12 et 11 points au retour des vestiaires.
Un scénario cruel pour le MSB, qui n'a pas tenu, à la fois physiquement et mentalement, face à des Parisiens tout simplement plus talentueux sur la durée. Mais cela n'enlève rien à la qualité de la copie rendue par les Sarthois, à l'image des 20 passes décisives (pour 8 balles perdues) réalisées par les protégés de Vizade, qui a retenu le positif en conférence de presse.
"Je suis très fier du basket qu'on a produit pendant une grosse trentaine de minutes. On a voulu venir ici en produisant du jeu, en ayant la volonté de relancer, d'avoir un basket de création, de partage, de mouvement. [...] À la fin, quand ils ont fait leur run, on s'est retrouvé dans une situation un petit peu plus problématique, ce qui fait que le score a enflé. Ce qui va m'intéresser surtout, c'est la qualité des tirs qu'on a généré, l'ambition qu'on a eue dans le jeu, et la capacité qu'on a eue à matcher l'intensité de Paris pendant une grosse trentaine de minutes."

Jeremy Morgan et... Enzo Shahrvin en facteurs X côté parisien
Auteur de 24 points (8/12 de loin) en 15 minutes passées sur le parquet, Jeremy Morgan a parfaitement fêté son retour à la compétition après une semaine d'absence. Du pain béni pour ses coéquipiers, à l'image de Justin Robinson, ravi en conférence de presse : "Quand quelqu'un est aussi chaud, il faut continuer de lui donner le ballon. On a vu très tôt qu'il était en confiance, qu'il arrivait à se mettre dans ses spots. Ça nous a donné un gros boost."
Mais, en plus de l'adresse de Morgan, il y a un autre moment qui a retenu l'attention de l'entraîneur du PB, Francesco Tabellini. Lorsque Paris a pris l'eau, concédant 8 points de suite à l'intérieur (32-36, 16e), avant l'entrée d'Enzo Shahrvin (0 points, 4 contres) qui a changé le momentum, en stoppant TaShawn Thomas par deux fois (40-39, 19e). "Dès qu'Enzo est entré sur le terrain, il a changé notre dynamique.", a apprécié le coach.
Un succès qui fait beaucoup de bien au Paris Basketball, déjà sur le plan comptable, car le club garde le rythme imposé par le top 4 en Betclic Élite, mais aussi dans la tête, car le club de la capitale avait perdu ses deux premiers matchs de la saison face au Mans, comme l'a expliqué Justin Robinson en après-match. "Il nous ont battu en SuperCoupe, et une autre fois en championnat. [...] On savait qu'on pouvait les battre, on l'a montré ce soir, c'était bon d'enfin y arriver."
À l'adidas arena, Paris.
Le boxscore de la rencontre est à retrouver ici.







