"Je suis neurologue et voici comment distinguer un simple oubli d’un début d’Alzheimer après 50 ans"
<p>Oublier où l’on a garé sa voiture, chercher le prénom d’une personne rencontrée la veille ou se demander pourquoi on est entré dans une pièce... Ces situations qui font sourire un temps, peuvent inquiéter après 50 ans. Avec l’âge, la <a href="https://www.aufeminin.com/societe/sante-femme-societe/alzheimer-4-habitudes-qui-preservent-votre-memoire-apres-60-ans-2693639.html" target="_blank" rel="noopener">mémoire</a> semble moins fiable. Et pour cause, passé 45 ans, le cerveau amorce un lent <a href="https://www.aufeminin.com/forme/sally-ecrivaine-declin-cognitif-54-ans-2691349.html" target="_blank" rel="noopener">déclin</a> cognitif. Pourtant, dans un contexte où la maladie d’<a href="https://www.aufeminin.com/societe/sante-femme-societe/alzheimer-ce-vaccin-courant-pourrait-reduire-vos-risques-de-demence-selon-les-chercheurs-2692204.html" target="_blank" rel="noopener">Alzheimer</a> touche de plus en plus de familles, la frontière entre oubli banal et trouble plus sérieux paraît floue.</p> <p><strong>Faut-il s’alarmer à la moindre distraction ?</strong> Ou, au contraire, banaliser des signes qui devraient alerter ? Pour y voir plus clair, le neurologue américain Richard Restak, auteur de <em>Comment prévenir la démence : un guide d'expert sur la santé cérébrale à long terme (Penguin Random House)</em>, a partagé son analyse dans les colonnes du <em><a href="https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2024/jan/26/the-difference-between-memory-loss-and-dementia-and-how-to-protect-your-brain" target="_blank" rel="nofollow noopener">Guardian</a></em>. <strong>À 82 ans, le spécialiste aide à distinguer avec les oublis normaux de ceux qui doivent pousser à consulter.</strong></p> <h2>"C'est juste un oubli normal"</h2> <p>Avec les années, la charge mentale augmente. Travail, famille, santé des proches, actualité anxiogène. Le cerveau doit gérer plus d’informations, souvent sous stress. Résultat : l’attention flanche. Et la mémoire suit.</p> <p><em>"Tout au long de la vie, le stress provoque une diminution des fonctions cérébrales normales. Vous avez des difficultés de mémoire, vous cherchez des noms…"</em>, explique Richard Restak. D’après lui sortir d’un centre commercial sans se souvenir précisément de l’emplacement de sa voiture fait partie des oublis fréquents. "<strong><em>C’est juste un oubli normal"</em></strong>, insiste le neurologue.</p> <p>Selon lui, certains trous de mémoire relèvent davantage d’un défaut d’attention que d’un réel problème de stockage de l’information. <strong><em>"Il est plus difficile de prêter attention à des choses inintéressantes"</em></strong>, souligne-t-il. Si votre esprit est occupé ailleurs, le cerveau enregistre moins bien les détails secondaires.</p> <p>L’expert rappelle que la mémoire fonctionne surtout par images. Il est donc normal d’oublier le nom d’un acteur ou d’une connaissance, même chez des personnes en parfaite santé cognitive.</p> <p>Le neurologue de 82 ans rappelle aussi que le déclin cognitif léger, lié à l’âge, n’annonce pas systématiquement une démence. Lui-même raconte avoir mémorisé sans effort une douzaine de noms lors d’un dîner, il y a des années. « Je ne suis pas sûr de pouvoir refaire ça aujourd’hui », confie-t-il, sans que cela ne soit pathologique.</p> <h2>Les oublis qui doivent alerter après 50 ans</h2> <p>La vigilance s’impose lorsque les oublis deviennent plus profonds et plus déstabilisants. Si ne pas se souvenir de sa place de parking au centre commercial est tout à fait normal, <strong>ne plus savoir si l’on est venu en voiture, en bus ou en taxi est en revanche une confusion plus inquiétante.</strong></p> <p>Monter dans sa voiture et ne plus savoir comment utiliser des commandes pourtant familières est un autre signal d’alerte.  <strong><em>"Ce sont ces moments critiques qui doivent vous amener à consulter un médecin"</em></strong>, précise le spécialiste.</p> <p>Oublier le sujet d’une conversation importante avec un proche, comme un déménagement, fait partie des oublis à ne pas ignorer. Lorsque ces épisodes se répètent, une consultation médicale s’impose. La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de préserver ses fonctions cognitives même après 50 ans.<strong><em> "Le cerveau reste très malléable tout au long de la vie"</em></strong>, rappelle Richard Restak.</p> <p>Pour constituer une "réserve cognitive", l’expert invite à réduire son stress et à stimuler son cerveau au quotidien. Si l’écriture, la lecture ou le calcul sont conseillés, entretenir des relations sociales et s’adonner à des activités comme la musique ou l’apprentissage d’une langue sont tout autant bénéfiques.</p> <meta name="original-source" content="https://www.aufeminin.com/societe/sante-femme-societe/vieillissement/je-suis-neurologue-et-voici-comment-distinguer-un-simple-oubli-dun-debut-dalzheimer-apres-50-ans-2693933.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.aufeminin.com/societe/sante-femme-societe/vieillissement/je-suis-neurologue-et-voici-comment-distinguer-un-simple-oubli-dun-debut-dalzheimer-apres-50-ans-2693933.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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