Louis Sarkozy dévoile son tatouage sur le bras, il est accusé de porter « l'emblème des fascistes italiens »
<p>À Menton, dans les Alpes-Maritimes, Louis Sarkozy est désormais un candidat qui compte. Installé dans la ville depuis quelques mois, le fils de Nicolas Sarkozy attire naturellement la curiosité, les projecteurs… et les critiques. Très rapidement, il a obtenu l’investiture des Républicains, <strong>l’ancien parti de son père.</strong> Mais cette semaine, c’est surtout le soutien du parti présidentiel Renaissance qui a fait réagir. Un appui décidé par les instances locales, selon l’entourage de Gabriel Attal, et accueilli avec enthousiasme par celui qui a <a href="https://www.melty.fr/people/ce-prenom-dorigine-africaine-choisi-par-louis-sarkozy-pour-son-fils-cache-une-forte-symbolique-2271091.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">accueilli son premier enfant.</a> Louis Sarkozy s’est dit « ravi » de ce soutien, avant de créer la polémique avec une phrase qui n’est pas passée inaperçue.<em> « Je serai même <strong>prêt à travailler avec Reconquête et le RN »,</strong></em> a lancé Louis Sarkozy. De quoi déclencher un gros malaise dans les rangs de Renaissance. Le parti présidentiel lui a alors demandé de<em> « clarifier très rapidement » </em>sa position vis-à-vis du Rassemblement national.</p> <h2>« Aucune alliance avec le RN » : la clarification indispensable de Louis Sarkozy à Menton</h2> <p>Rectification express du candidat : <em>« Aucune alliance n’a été et ne sera envisagée avec le RN »</em>, a assuré celui qui a <a href="https://www.melty.fr/people/louis-sarkozy-totalement-honnete-sur-la-presence-de-sa-soeur-giulia-sur-les-reseaux-sociaux-ca-fait-peur-2260693.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">donné son avis cash sur sa demi-sœur Giulia.</a> Une mise au point indispensable dans une ville où, lors des législatives de 2024, la candidate d’extrême droite Alexandra Masson a été élue dès le premier tour avec<strong> 56 % des suffrages. </strong>Aujourd’hui, cette même députée est candidate à la mairie de Menton. Alexandra Masson ne cache pas son agacement face à l’arrivée de Louis Sarkozy. Elle dénonce un <em>« parachutage » </em>et affirme que<em> « beaucoup d’habitants ne comprennent pas ce qu’il vient faire ici ». </em>La sécurité est au cœur de son programme, avec la promesse <strong>d’une<em> « nouvelle manière d’administrer la ville ».</em></strong></p> <p>De son côté, le maire sortant Yves Juhel, poursuivi dans une affaire de détournement public, ne se représente pas. Plusieurs de ses adjoints sont donc sur les rangs, comme Florian Champion ou Sandra Paire, ancienne première adjointe et membre des Républicains, qui s’est sentie trahie par son parti <strong>au point de découper sa carte LR.</strong></p> <h2>Un tatouage qui fait polémique : Louis Sarkozy au cœur d’une nouvelle controverse</h2> <p>À gauche, l’union est de mise autour de Laurent Lanquar-Castiel, tête de liste du « Printemps mentonnais », un nom qui n’est pas sans rappeler le Printemps marseillais de Benoît Payan. Mais depuis quelques jours, ce n’est pas seulement la politique locale qui fait parler de Louis Sarkozy. Une photo de son avant-bras a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux. En cause : un tatouage représentant <strong>un faisceau des licteurs.</strong></p> <p>Sur X, Cécile Alduy, professeure à l’université Stanford, a dénoncé ce symbole sans détour : <em>« Louis Sarkozy a donc sur l’avant-bras <strong>l’emblème des fascistes italiens de Mussolini : </strong>le faisceau des licteurs romains avec la hache. Et ça n’émeut personne. ». </em>Selon elle, ce tatouage renvoie directement à l’iconographie du fascisme italien de Benito Mussolini, ce qui pose question dans un contexte de campagne électorale.</p> <h2>Rome, Révolution, fascisme : un symbole ancien qui fait débat aujourd’hui</h2> <p>Pour comprendre la polémique, Soazick Kerneis, professeure d’histoire du droit à l’université Paris-Nanterre, a expliqué : <em>« Les faisceaux sont composés <strong>de verges liées entre elles et d’une hache »</strong></em><strong>.</strong> Les verges servaient à fouetter, la hache à décapiter. Ce symbole incarnait l’imperium, le pouvoir absolu de vie et de mort détenu par les magistrats romains. Introduit par les Étrusques, le faisceau accompagnait les licteurs qui précédaient les détenteurs du pouvoir. <strong><em>« C’est un affichage du pouvoir »</em>,</strong> précise la spécialiste. Voir arriver les faisceaux, c’était voir arriver l’autorité romaine.</p> <p>Sous la Révolution française, le symbole est repris, mais avec une lecture différente : celle de la souveraineté populaire. <em>« Le pouvoir passe entre les mains du peuple »,</em> rappelle Soazick Kerneis, qui souligne l’utilisation d’une hache bipenne, <strong>à double tranchant,</strong> davantage rituelle que destinée à exécuter. Or, selon elle, le tatouage de Louis Sarkozy semble représenter une hache simple, historiquement liée à la décapitation. <em>« C’est <strong>une revendication du pouvoir absolu, </strong>du pouvoir de vie et de mort. Qu’il le reprenne à Rome ou aux fascistes n’y change pas grand-chose »</em>, estime-t-elle, jugeant le symbole <em>« très inquiétant ».</em></p> <meta name="original-source" content="https://www.melty.fr/people/louis-sarkozy-devoile-son-tatouage-sur-le-bras-il-est-accuse-de-porter-lembleme-des-fascistes-italiens-2289822.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.melty.fr/people/louis-sarkozy-devoile-son-tatouage-sur-le-bras-il-est-accuse-de-porter-lembleme-des-fascistes-italiens-2289822.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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