<p>Votre téléphone vibre, vous décrochez, et une voix inconnue vous vante des panneaux solaires ou une mutuelle miracle. On estime à 7 à 10 millions les appels commerciaux émis chaque jour en France. Même inscrits sur <strong>Bloctel</strong>, beaucoup ont l’impression que rien ne change.</p> <p>La liste d’opposition nationale reste utile, mais surtout face aux entreprises déjà respectueuses de la loi. Les autres jonglent avec numéros éphémères, spoofing et robots basés loin. Pour stopper vraiment les appels de démarchage sur mobile, il faut transformer votre smartphone en Bloctel personnel.</p> <h2>Bloctel et la loi de 2025 ne suffisent pas à eux seuls</h2> <p>L’idée de <strong>Bloctel</strong> est simple : vous inscrivez gratuitement vos numéros, fixes ou mobiles, et les professionnels n’ont plus le droit de vous démarcher. L’inscription devient pleinement active au bout d’environ 30 jours. Sur le papier, cela réduit une partie du démarchage légal.</p> <p>Beaucoup d’appels viennent de plateformes hors Union européenne, qui inondent les mobiles avec de nouveaux numéros créés en continu. "La loi 2025, c’est le marteau-pilon pour les centres d'appels récalcitrants – plus question de jouer au chat et à la souris avec Bloctel", a résumé Maître Elsa Ferling-Lefebvre, citée par Europe Etiquettes. En attendant son plein effet, c’est à vous de durcir le filtrage.</p> <h2>L’astuce radicale : bloquer les préfixes de démarchage de l’ARCEP</h2> <p>Depuis 2023, l’ARCEP a réservé des préfixes spéciaux aux appels commerciaux. L’astuce radicale consiste à regrouper ces indicatifs dans un seul contact, puis à le bloquer. Les principaux préfixes métropole et Outre‑mer à intégrer sont par exemple :</p> <ul> <li>0162*, 0163*, 0270*, 0271*, 0377*, 0378*, 0424*, 0425*, 0568*, 0569*, 0948*, 0949*</li> <li>09475*, 09476*, 09477*, 09478*, 09479*</li> </ul> <p>Sur iPhone comme sur Android, créez un contact nommé "Appels indésirables". Dans le champ numéro, collez ces préfixes séparés par des virgules avec l’astérisque, puis enregistrez. Ouvrez la fiche et choisissez "Bloquer ce correspondant" ou "Ajouter à la liste noire" : tout numéro commençant par ces indicatifs ira en messagerie ou sera rejeté. Si votre téléphone refuse l’astérisque, une application comme <strong>Begone</strong> sur iOS ou Saracroche applique la même logique par plages.</p> <h2>Compléter le bouclier : filtres natifs, applis et droit à dire stop</h2> <p>Pour durcir encore le filtre, exploitez les réglages natifs. Sur iPhone, activez "Silence des inconnus" dans Réglages : Téléphone, puis autorisez votre appli dans "Blocage d’appels et identification". Sur Android, ouvrez Téléphone de Google et activez "ID de l’appelant et protection contre le spam". Des applis comme <strong>Begone</strong> (empreinte audio en 200 ms, environ 96 % de blocage, stockage local) ou Orange Téléphone (gratuite, base opérateur française) ajoutent un tri dynamique.</p> <p>Quand un démarcheur passe malgré tout, le droit européen vous offre une cartouche supplémentaire. Aymeric Geoffre-Rouland conseille de couper la parole avec cette formule : "Je vous informe que je m'oppose à tout traitement de mes données personnelles et vous demande de supprimer immédiatement mon numéro de vos fichiers, conformément à l'article 21 du Règlement général sur la protection des données", a-t-il expliqué dans Les Numériques. Ajoutez à ce réflexe l’inscription de vos lignes sur Bloctel, la liste anti‑prospection de votre opérateur et le transfert de chaque SMS suspect au 33 700, et la plupart des appels commerciaux n’atteindront plus vos oreilles.</p>
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