La position de la Marine Nationale est assez claire. L'enjeu est d'abord de bien tirer parti de technologies de rupture, déjà présentes comme sur la FDI par exemple, avant de songer à construire encore autre chose.
De l'aveu des marins la FDI va nécessiter de mettre en place de nouveaux protocoles d'emploi et de nouveaux entrainements, associés à un potentiel technologique encore inexploité.
Par exemple l'architecture entièrement numérique regroupe tous les systèmes dans 2 datacenters, permettant de nouvelles possibilités d'exploitation des capteurs et des systèmes, de nouvelles tactiques de combat, inconnues même sur les FREMM.
Autre exemple, toujours sur la FDI, les menaces asymétriques (drones) se gèrent depuis un centre opérations dédié, derrière la passerelle. Il va falloir aux marins à apprendre à exploiter cette capacité nouvelle, qui n'existe nulle part ailleurs dans les marines "évoluées".
Bref, pour l'Europe, l'enjeu n'est pas tant de construire de nouvelles frégates modulaires, ce serait plutôt de mettre en place des protocoles communs de combat tirant parti des capacités technologiques nouvelles : c'est ça qui tirera toute l'industrie vers le haut, pas de jouer aux Lego.
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