<p>Quand on a 21 ans, la mort paraît lointaine. Les projets débordent et l’avenir semble ouvert. C’est exactement dans cet état d’esprit que se trouvait Tamron Little lorsque sa vie a basculé. Dans un témoignage bouleversant accordé au <a href="https://www.huffpost.com/entry/peritoneal-mesothelioma-doctor-miracle-patient_n_69495115e4b099a75cbd870f" target="_blank" rel="nofollow noopener"><em>HuffPost</em></a>, cette quadragénaire raconte comment un diagnostic jugé sans issue a failli tout lui enlever. Et comment une phrase, prononcée face à un médecin résigné, a changé le cours de son destin.</p> <p>En 2006, Tamron Little est étudiante. Elle sort avec ses amis, assiste à ses cours et réfléchit à la suite. Le <a href="https://www.aufeminin.com/sante-femme/cancer-mauvaise-habitude-risques-7-types-cancer-s4103786.html" target="_blank" rel="noopener">cancer</a> ne fait pas partie de son quotidien. Puis, un événement inattendu survient : elle découvre qu’elle est enceinte. La joie se mêle à la fatigue, intense et inhabituelle. <em>"Certains jours, s’habiller me donnait l’impression de faire un entraînement complet"</em>, confie-t-elle.</p> <p>Mais lors de l’échographie du quatrième mois, l’ambiance change. La jeune femme apprend qu’une masse suspecte apparaît à l’écran. On lui parle d’un fibrome, fréquent chez les jeunes femmes. Elle se rassure. Sa mère et ses tantes en ont déjà eu. Son fils naît en janvier 2007, en parfaite santé. Mais la tumeur est toujours là et continue de grossir malgré les traitements.</p> <p>Quelques mois plus tard, les médecins décident d’opérer. Au réveil, elle comprend que quelque chose ne va pas. <strong>"<em>Votre opération s’est bien passée, mais vous avez un <a href="https://www.aufeminin.com/sante-femme/gynecologue-formelle-cancer-col-uterus-sont-dus-a-cette-cause-s4103997.html" target="_blank" rel="noopener">cancer</a>. Un mésothéliome péritonéal"</em></strong>, annonce le chirurgien. Le pronostic est sombre. A tel point que l’hôpital fait appel à des conseillers en deuil pour sa famille. <strong>Selon son médecin, il lui resterait environ 18 mois à vivre à cause du <a href="https://www.aufeminin.com/societe/sante-femme-societe/4-cancers-sur-10-sont-evitables-je-suis-oncologue-et-voici-5-choses-que-je-veux-absolument-que-vous-sachiez-pour-reduire-vos-risques-2692380.html" target="_blank" rel="noopener">cancer</a></strong>. Un scénario auquel ne veut pas se résoudre la jeune femme.</p> <h2>"J’étais prête"</h2> <p>Face à ce diagnostic, Tamron refuse de baisser les bras. Pourtant, l’oncologue vers lequel elle est orientée ne propose aucune stratégie. Il semble déjà la préparer aux soins palliatifs. "<strong><em>J’avais l’impression qu’il se préparait à la fin plutôt qu’à se battre"</em></strong>, écrit-elle.</p> <p>Après des semaines de recherches infructueuses et de portes closes, elle atteint un point de rupture. Elle pose une question simple à son médecin : est-il prêt à chercher d’autres options ou à contacter un spécialiste ? <em>"Il m’a dit qu’il n’y avait rien d’autre à faire"</em>, se souvient-elle.</p> <p>C’est à cet instant que tout bascule. "<strong><em>Si vous ne pouvez pas m’aider, je trouverai l’aide dont j’ai besoin", </em></strong>lui a-t-elle répondu.</p> <p>Peu après, un contact providentiel change la donne. Grâce à une connaissance de sa mère, elle découvre l’existence d’un spécialiste, installé dans sa propre ville. Un médecin que son oncologue n’avait même pas cherché. Il fait partie des rares praticiens à pratiquer la chirurgie HIPEC, une intervention lourde mais prometteuse.</p> <p>Le spécialiste se montre honnête. Les risques sont réels. Elle pourrait perdre sa fertilité et subir de lourdes séquelles. Elle ne réfléchit pas longtemps. <em>"Si cela pouvait me donner plus de temps et une meilleure qualité de vie pour être là pour mon bébé, j’étais prête"</em>, écrit-elle.</p> <div id="attachment_2693710" class="wp-caption alignnone"><span style="display: block;" class="wrap-img" id="wrap-img-2693710"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2693710" itemprop="thumbnailUrl" class="size-large wp-image-2693710 img-responsive " src="https://sf.afcdn.com/wp-content/uploads/aufeminin/2026/01/mon-medecin-ma-annonce-que-jallais-mourir-dans-moins-dun-an-et-quil-ne-pouvait-rien-faire-ce-que-je-lui-ai-dit-a-tout-change--1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /></span><p id="caption-attachment-2693710" class="wp-caption-text">Senior woman with cancer on armchair at home; Shutterstock ID 2606054179; purchase_order: aufeminin; job: Digital</p></div> <h2>"Mon oncologue était stupéfait"</h2> <p>L’opération dure près de douze heures et la convalescence est éprouvante. Pendant des semaines, elle ne peut même pas porter son fils. Sa famille prend le relais. Lentement, son corps se reconstruit. Puis, les résultats tombent. Aucun signe de cancer.</p> <p>Les mois passent. Puis les années. À la surprise générale, la maladie ne revient pas. Trois ans plus tard, elle tombe enceinte une seconde fois, malgré les avertissements. <strong><em>"Mon oncologue était stupéfait"</em></strong>, se souvient-elle. Aujourd’hui, elle est mère de quatre enfants.</p> <p><strong>Dix-huit ans après cette chirurgie que l’on pensait presque expérimentale, Tamron Little est toujours en vie.</strong> Son fils aîné, celui qu’elle craignait de ne jamais voir grandir, s’apprête à entrer à l’université.</p> <meta name="original-source" content="https://www.aufeminin.com/societe/sante-femme-societe/cancer-6/mon-medecin-ma-annonce-que-jallais-mourir-dans-moins-dun-an-et-quil-ne-pouvait-rien-faire-ce-que-je-lui-ai-dit-a-tout-change-2693708.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.aufeminin.com/societe/sante-femme-societe/cancer-6/mon-medecin-ma-annonce-que-jallais-mourir-dans-moins-dun-an-et-quil-ne-pouvait-rien-faire-ce-que-je-lui-ai-dit-a-tout-change-2693708.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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