Ce samedi matin, malgré une météo capricieuse, la rue de la République, déserte, s’est animée sous les barnums installés pour l’occasion devant le numéro 26 ... face au local de campagne du maire sortant. La présence de nombreux Arlésiens ayant bravé les gouttes témoignait de l’enthousiasme autour de la liste portée par le candidat de l’union de la gauche. "Partout où nous allons, nous recevons un bon accueil. Il y a cette envie de changement", a lancé d'emblée Nicolas Koukas.
"L’Union pour Arles, dans ses différences, est là, quoi qu’il arrive, pour Arles, pour les Arlésiens. Elle propose un projet solide qui répond à leurs besoins", a martelé le candidat, sous les applaudissements, rappelant la genèse de cette alliance inédite, née lors des dernières législatives. "Avec toutes les forces de la gauche, nous y sommes allés. On nous a porté des coups, on a résisté." Le résultat ? Une volonté citoyenne et politique de poursuivre cette union pour les municipales. Une union qui, rappelons-le, rassemble la plupart des composantes de la gauche, à l’exception de La France Insoumise.
Un programme construit par plus de 400 Arlésiens
Et Nicolas Koukas d’insister sur la méthode de travail. "Plus de 400 Arlésiens ont travaillé depuis des mois pour élaborer notre programme. Il ne tombe pas d’en haut, c’est un projet né du terrain." Qui s'articule autour de trois axes majeurs : "une ville plus juste, qui protège et qui prépare son avenir".
"Une ville plus juste en termes de sécurité, avec des services publics renforcés, et une attractivité médicale comme priorité. Quand je vois la réduction des places d’aide à domicile à Salin-de-Giraud... La force d’un maire, c’est aussi des services publics forts, partout sur le territoire", a ajouté, et dénoncé, Nicolas Koukas. Appelant aussi à "dérouler le tapis rouge non pas pour des personnalités venues d’ailleurs, mais bien pour des docteurs". La liste de l'union de la gauche devrait, d'ailleurs, compter au moins trois médecins.
Le programme de "L’Union pour Arles" promeut aussi une ville tournée vers l’avenir, économique en premier lieu. "Quelqu’un s’est installé ici en promettant d’apporter son carnet d’adresses. J’ai l’habitude de dire qu’il est venu avec le carnet, mais sans les adresses. Aucune entreprise ne s’est installée. Nous, nous avons rencontré des structures prêtes à s’implanter et à créer des emplois", a assuré le candidat. Pour redynamiser le centre-ville -- "ravagé depuis six ans" -- Nicolas Koukas propose la création d’une foncière coopérative, associant ville, commerçants et habitants, afin de racheter et gérer des locaux stratégiques à loyers modérés. Environnement, culture… la tête de liste a évoqué la suite des grandes lignes de ce programme qui sera dévoilé aux électeurs au début du mois de février.
"Nous avons deux mois pour convaincre", a-t-il lancé aux sympathisants, les appelant à devenir "des ambassadrices et des ambassadeurs" du programme. Lequel sera disponible en version courte (papier) et longue (70 pages en ligne). "En mars prochain, nous serons prêts à nous mettre au travail rapidement, pour tourner la page de ces six années et répondre aux attentes des Arlésiens." Un message clair, et une gouvernance actuelle pointée du doigt : "Il y a eu 11 démissions depuis 2020", a rappelé Nicolas Koukas, soulignant la force de l'équipe de "L'Union pour Arles" "composée d’Arlésiens et qui reflète la diversité de notre ville. Arles est populaire, elle doit le rester ! "
Le premier meeting de la liste aura lieu le 12 mars à 18h30, à la salle des fêtes. D’ici là, le local de campagne, situé au 26 rue de la République, est ouvert, dès ce lundi, tous les jours.

