<p>Vous rentrez, les mains encore gelées, et trouvez les coussins éventrés alors que vous avez déjà fait une bonne heure de marche avec votre chien le matin. Beaucoup de maîtres se retrouvent dans cette scène sans comprendre ce qui cloche. Ils se disent que l’animal est forcément fatigué, puisque eux le sont.</p> <p>En réalité, un chien qui détruit, aboie ou grossit malgré les sorties exprime souvent un profond ennui. Ce n’est ni de la vengeance, ni un caprice : c’est un signal de mal-être. Quand l’hiver pousse aussi à raccourcir les balades, le risque de sédentarité et de frustration grimpe en flèche.</p> <h2>Promener son chien : utile, mais loin de suffire à le dépenser</h2> <p>Une promenade remplit plusieurs rôles : hygiène, dépenses physiques, <strong>stimulation mentale du chien</strong> et contacts sociaux. Pour un adulte en bonne santé, on vise en général 2 à 3 sorties par jour, avec au moins une vraie balade de 45 minutes à 1 heure. Trois tours de pâté de maisons de 10 minutes ne permettent pas de le décharger correctement, surtout s’il vit en appartement.</p> <p>Quand ces sorties se résument à un trajet chronométré en laisse courte, le chien trotte mais n’explore presque rien. Son cerveau reste au repos. Un animal opportuniste et intelligent se fabrique alors ses propres occupations : mâchouiller un pied de chaise, aboyer sur les passants, retourner les coussins. L’hiver, des sorties écourtées accentuent encore cette frustration et favorisent la prise de poids.</p> <h2>Fatigue physique ou vraie dépense mentale : ce n’est pas la même chose</h2> <p>Multiplier les footings ou les lancers de balle frénétiques transforme peu à peu le chien en athlète. Son endurance augmente, il lui faut courir toujours plus pour ressentir la même fatigue, et son niveau d’excitation grimpe. Il rentre le corps épuisé mais l’esprit en ébullition, incapable de se poser calmement dans le salon.</p> <p>La clé d’un chien vraiment apaisé se trouve dans la <strong>dépense mentale</strong>. Utiliser son flair, résoudre des petits problèmes, faire des choix demande une concentration intense. Quinze minutes de travail olfactif soutenu peuvent équivaloir à une heure de marche en dépense énergétique, tout en favorisant la libération d’endorphines qui l’aident à se détendre.</p> <h2>Intégrer la stimulation mentale du chien au quotidien, surtout en hiver</h2> <p>Bonne nouvelle, il n’est pas nécessaire de disposer d’un terrain d’agility pour nourrir le cerveau de son compagnon. On peut mêler promenade et jeux cognitifs avec quelques idées simples :</p> <ul> <li>les balades "sniffari", où l’on ralentit pour le laisser renifler chaque odeur aussi longtemps qu’il le souhaite ;</li> <li>des repas ludiques en tapis de fouille, jouets distributeurs ou croquettes cachées dans la maison ou le jardin ;</li> <li>un apprentissage continu de petits tours comme "donne la patte", "tourne" ou "recule".</li> </ul> <p>Quand le thermomètre chute vers 0 °C, que les promenades doivent être raccourcies, voire limitées au strict nécessaire sous –4 °C, ces activités d’intérieur deviennent précieuses. Un chien qui a passé du temps à chercher son repas, explorer les odeurs du quartier et réfléchir pour obtenir ses récompenses rentre généralement calme, prêt à dormir profondément plutôt qu’à refaire la déco du salon.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/animaux/vous-promenez-votre-chien-tous-les-jours-cette-depense-essentielle-lui-manque-encore-et-les-degats-vont-continuer-1237219.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/animaux/vous-promenez-votre-chien-tous-les-jours-cette-depense-essentielle-lui-manque-encore-et-les-degats-vont-continuer-1237219.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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