C’est une décision qui a pris tout le monde de court. Le 7 janvier dernier, par l’intermédiaire d’un communiqué de son équipe Visma-Lease a Bike, Simon Yates a annoncé son choix de mettre un terme à sa carrière professionnelle de manière immédiate. Interrogé par le site spécialisé néerlandophone Wielerflits, le directeur de la compétition de la formation néerlandaise Grischa Niermann n’a pas caché que cette décision a été « une énorme surprise » qui chamboule les plans déjà établis pour l’exercice 2026. « S’il l’avait annoncé après le Giro ou après le Tour de France, la surprise aurait peut-être été moindre, a reconnu l’ancien coureur allemand. Or, nous avions des projets le concernant pour la saison 2026, pour laquelle il était très motivé. » A ses yeux, Simon Yates « a réalisé qu’il ne pensait pas pouvoir poursuivre sa carrière ».

Mais il a surtout « perdu la motivation pour se battre à nouveau ». Grischa Niermann présente malgré tout cela comme « une décision très courageuse » de la part du Britannique, vainqueur du Giro l’an passé. Il était d’ores-et-déjà prévu que Simon Yates soit le leader de l’équipe Visma-Lease a Bike lors de Tirreno-Adriatico et fasse partie du collectif aligné sur les routes du Tour de France autour de Jonas Vingegaard. Le natif de Bury va ainsi laisser un vide dans l’équipe néerlandaise car il « est irremplaçable » selon Grischa Niermann ou, tout du moins, « certainement pas par quelqu’un qui pourrait encore être disponible dans les trois prochaines années ». Confiant sur la capacité de son équipe de trouver les solutions à ce problème, le directeur de la compétition de la formation néerlandaise y voit un peu de positif.

Vingegaard : « Il sent que trop, c’est trop »

« Cela ouvre également des opportunités pour d’autres coureurs », a-t-il lancé lors de cet entretien. Pour sa part, Jonas Vingegaard a évoqué le timing « un peu surprenant » de la décision prise par Simon Yates et concède que « c’est un coup dur » pour son équipe alors qu’il ambitionne de faire le doublé Giro-Tour de France en 2026. « Cela dit, j’ai beaucoup de respect pour Simon Yates et sa décision, a ajouté le Danois. Il faut un courage immense pour mettre fin à sa carrière professionnelle à ce stade. Il sent que trop, c’est trop. » Evoquant un monde du cyclisme « difficile pour tous les coureurs », dont lui-même, l’ancien double vainqueur de la Grande Boucle a conclu en concédant que le cyclisme « n’a pas besoin d’être aussi dur qu’il l’est aujourd’hui ».

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