Devenue une star planétaire du jour au lendemain grâce à La Boum, Sophie Marceau n’a pourtant pas vécu cette période comme un conte de fées. Derrière le succès monstrueux du film, l’actrice raconte avoir vécu une expérience beaucoup plus violente qu’il n’y paraît.
Quand La Boum débarque au début des années 80, c’est un raz-de-marée. Le public tombe amoureux de Vic, de ses galères d’ado, de ses parents paumés et de sa grand-mère culte. Et c'est surtout l'arrivée d’une nouvelle venue de 14 ans seulement sur grand écran, Sophie Marceau. Le film devient un classique instantané, cartonne en France, explose à l’international et transforme sa jeune actrice en icône pop. Sauf que, pour elle, ce succès n’a rien eu de doux.
"Je n'avais plus de vie" Sophie Marceau marquée à vie par La Boum

Dans une interview accordée à Marie Claire le 2 janvier 2026, Sophie Marceau est revenue sans filtre sur ce que cette gloire soudaine lui a coûté. Elle raconte avoir été projetée dans un monde qu’elle ne connaissait pas, à une vitesse beaucoup trop violente pour une ado de son âge. "J’était trop jeune. Ça aurait pu me tuer. Ça a failli", confie-t-elle, résumant à quel point cette célébrité fulgurante a été un choc brutal plutôt qu’un rêve éveillé.
À l’époque, elle venait d’un environnement très éloigné du milieu du cinéma, et se retrouve du jour au lendemain traquée, observée, commentée, admirée partout. "Je venais de la lointaine banlieue, je ne connaissais pas le monde". Plus d’école normale, plus de liberté de se déplacer seule, plus de vie simple. « Tout m’est arrivé en même temps. C’était horrible, je n’avais plus de vie », explique-t-elle, en décrivant cette impression d’être enfermée dans un rôle public dont elle ne pouvait plus sortir. Elle insiste aussi sur le danger que représente une notoriété aussi précoce. "La célébrité, c’est dangereux. Il faut avoir du recul". Un recul qu’on n’a pas vraiment quand on a 14 ans et qu’on devient une star mondiale en quelques mois.
Cette période a aussi accéléré sa manière de grandir. Elle raconte qu’elle a dû apprendre à se débrouiller, à gérer seule une pression énorme, à devenir adulte trop vite. "Tomber dans le cinéma si jeune m’a fait mûrir vite. Il fallait se débrouiller. A posteriori, je me dis aussi que j’étais drôlement gonflée".
Et comme si ça ne suffisait pas, sa vie sentimentale est elle aussi devenue un feuilleton public. Sa relation avec Pierre Cosso, son partenaire dans La Boum 2, a été scrutée, fantasmée et surexposée. Lui-même expliquera plus tard que leur histoire avait pris une ampleur folle dans les médias. "Notre relation était hyper médiatisée. Elle faisait rêver beaucoup de nanas. Les Unes de Paris Match, Jour de France, je ne sais pas combien de télés...". Il va même jusqu’à suggérer que le public mélangeait la romance à l’écran et leur vraie vie. "C'est peut-être plus notre histoire avec Sophie que celle du film qui a eu un impact. Il y a eu un transfert, une mise en abîme".

