Par Rédaction | Sport
La frustration commence à se faire sentir du côté de Los Angeles. Battus à domicile par Charlotte, les Lakers traversent une période plus délicate qu’il n’y paraît au classement. Et au-delà du score, certains comportements sur le parquet interrogent en interne.
Cette défaite 135-117 face aux Hornets a mis en lumière un problème récurrent : trop de discussions avec les arbitres, pas assez de repli défensif. À plusieurs reprises, des paniers faciles ont été concédés alors que certains joueurs étaient encore en train de contester des décisions plutôt que de sprinter vers leur camp. Une situation qui agace clairement au sein du vestiaire.
Arrivé avec une réputation de leader défensif et de compétiteur, Marcus Smart n’a pas esquivé le sujet après la rencontre. Sans viser directement ses coéquipiers, l’arrière des Lakers a tenu à faire passer un message clair sur ce qui ne fonctionne pas collectivement et sur les ajustements nécessaires pour éviter que ces détails ne plombent les matchs serrés.
Un problème d’intensité et de discipline collective
« Quand tu penses avoir été fauté et que tu parles aux arbitres au lieu de revenir en défense, ça n’aide clairement pas », a expliqué Smart. « Les coups de sifflet ne vont pas toujours dans notre sens, c’est comme ça. Il faut l’accepter, jouer le coup suivant et avancer. » L’ancien de Boston insiste néanmoins sur un point : ce n’est pas une excuse suffisante pour justifier les défaites, mais bien un facteur aggravant.
Smart a également pointé du doigt un autre aspect inquiétant : la défense en transition. Les Lakers encaissent en moyenne 25 points par match sur jeu rapide, l’un des pires bilans de la ligue. Dans une équipe déjà en difficulté défensive, offrir des paniers faciles après des pertes de balle ou des contestations inutiles devient rapidement rédhibitoire.
L’arrière de 31 ans a aussi évoqué la nécessité de hausser le ton physiquement. « Il faut être plus agressifs. On dit souvent qu’ils ne peuvent pas siffler toutes les fautes », a-t-il lâché, avant de nuancer. « On ne peut pas changer notre façon de jouer simplement parce que les coups de sifflet ne tombent pas. Il faut imposer notre rythme. » Un discours qui traduit surtout une volonté de retrouver une identité plus dure et plus constante.
Cette exigence concerne en priorité les leaders de l’équipe. Luka Dončić et LeBron James sont parfois pointés du doigt pour leurs réactions excessives après certaines décisions, au point de ne pas toujours repasser la ligne médiane à temps. Dans une NBA de plus en plus rapide, ce type de relâchement se paie immédiatement.

