<p>Vous êtes en train de vider le lave-vaisselle quand deux notes étranges sortent de la télé : en un éclair, fini la cuisine, vous voilà de retour dans le salon familial, pyjama en pilou, devant un vieux feuilleton. Pour les <strong>baby-boomers</strong>, ces quelques secondes de générique suffisent souvent à faire remonter des images, des odeurs, parfois même le motif du papier peint.</p> <p>Cette génération a grandi avec peu de chaînes mais énormément de rendez-vous télé, et certains <strong>génériques TV</strong> se sont imprimés encore plus fort que les tubes de la radio. Pour beaucoup de boomers, ces airs font carrément partie de leur identité, au point de revenir sans effort, même après des décennies de silence. Ce sont eux que l’on retrouve dans ces huit génériques mythiques.</p> <h2>Pourquoi ces génériques TV restent gravés chez la génération boomer</h2> <p>En France, la <strong>génération boomer</strong> a découvert la télé en même temps que le rock, la soul ou le folk sortaient des transistors et des juke-box, comme le raconte le magazine Marie France. Les neurosciences montrent que notre cerveau enregistre très fort les musiques entendues pendant la jeunesse, si bien qu’une simple intro rallume une scène entière. L’auteur du site geediting.com, cité par Marie France, résume cela en écrivant que "ces chansons ne sont pas juste des vieux succès, ce sont des machines à voyager dans le temps".</p> <p>Les spécialistes de <strong>neuromusicologie</strong> décrivent ce phénomène : les chansons qui nous ont touchés entre l’adolescence et le début de l’âge adulte s’accrochent à nos souvenirs émotionnels et y restent. Un générique TV, entendu chaque semaine à heure fixe, renforce encore cet ancrage. Il suffit de quelques notes de <em>Mission : Impossible</em> ou de la ballade <em>Suicide Is Painless</em> de <em>M*A*S*H</em> pour que tout un réseau de visages, de lieux et de sensations se réactive instantanément.</p> <h2>Huit génériques TV que les boomers peuvent encore chanter par cœur</h2> <p>Dans cette bande-son commune, on retrouve <em>Les Pierrafeu</em> (<em>The Flintstones</em>), <em>The Andy Griffith Show</em>, <em>Mission : Impossible</em>, <em>Cheers</em>, <em>M*A*S*H</em>, <em>Le Prince de Bel-Air</em>, <em>Gilligan’s Island</em> et <em>La Quatrième Dimension</em> (<em>The Twilight Zone</em>). Dès que résonne le fameux "Flintstones, rencontrez les Flintstones, c’est une famille moderne de l’âge de pierre !", beaucoup sentent encore leurs lèvres bouger toutes seules.</p> <p>Ces thèmes couvrent tout le spectre des sentiments : convivialité rassurante avec le piano de <em>Cheers</em>, mélancolie douce-amère avec <em>M*A*S*H</em>, montée d’adrénaline sur la rythmique en 5/4 de <em>Mission : Impossible</em>, léger frisson métaphysique dès que retentit le motif étrange de <em>La Quatrième Dimension</em>. Sans oublier le rap enjoué du <em>Prince de Bel-Air</em>, pont inattendu entre boomers et enfants des années 90.</p> <h2>Ce que ces génériques révèlent de la mémoire des boomers</h2> <p>Les auteurs cités par Geediting expliquent que notre matière grise réagit fortement à la musique : les chansons associées à des moments heureux restent collées à nos neurones. Chez les boomers, ces génériques, répétés semaine après semaine, se sont transformés en refrains appris mot pour mot sans même y penser.</p> <p>Il suffit alors qu’une rediffusion passe en fond sonore pour que la bouche se mette à suivre toute seule, du jingle des <em>Pierrafeu</em> jusqu’au sifflement de <em>The Andy Griffith Show</em>. Plus qu’un simple souvenir télé, chaque générique devient un marqueur intime de la vie des baby-boomers.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/series-tv/boomers-si-ces-8-generiques-tv-vous-reviennent-encore-par-coeur-les-neurosciences-ont-une-explication-troublante-1237108.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/series-tv/boomers-si-ces-8-generiques-tv-vous-reviennent-encore-par-coeur-les-neurosciences-ont-une-explication-troublante-1237108.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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