<p>Le magazine historique <em>60 millions de consommateurs</em> et l’Institut national de la consommation (<strong>INC</strong>), qui l’édite depuis plus de cinquante ans, voient leur avenir précipité par une décision sénatoriale. Dans le cadre du <a href="https://www.melty.fr/societe/francois-bayrou-envisagerait-de-supprimer-deux-jours-feries-pour-le-budget-2026-2249128.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">projet de loi de finances pour 2026</a>, <strong>le Sénat a voté l’article 71 entérinant la dissolution de l’INC</strong>, ouvrant la voie à la disparition ou à la privatisation de cet outil public d’information des consommateurs d’ici au 31 mars 2026 — une mesure qui suscite une vive réaction d’indignation dans les milieux politiques, journalistiques et associatifs.</p> <h2>Une institution publique liquidée malgré son rôle essentiel</h2> <p>Créé en 1966, l’<strong>Institut national de la consommation</strong> avait pour mission d’informer et de conseiller les consommateurs par le biais d’études, d’enquêtes, de comparatifs et de son magazine mensuel <em>60 millions de consommateurs</em> — <a href="https://www.melty.fr/divers/nocive-pour-la-sante-cette-buche-de-noel-est-a-eviter-a-tout-prix-selon-60-millions-de-consommateurs-2284735.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">un titre reconnu pour ses enquêtes indépendantes sur les produits</a>, les services ou encore les scandales sanitaires.</p> <p>Selon <a href="https://www.humanite.fr/medias/consommation/le-senat-acte-la-liquidation-60-millions-de-consommateurs-une-mauvaise-nouvelle-pour-les-citoyens?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="nofollow noopener"><em>L’Humanité</em></a>, le Sénat a, en séance publique le <strong>13 décembre</strong> dernier, inscrit dans le projet de loi de finances l’organisation de la dissolution de l’INC. L’amendement visant à supprimer cet article avait pourtant été rejeté à l’Assemblée nationale, où les députés avaient exprimé leurs inquiétudes sur "la perte d’indépendance vis-à-vis des entreprises" et "la dégradation du service".</p> <p>Le coût de cette liquidation est également pointé du doigt : alors que l’INC fonctionne avec un budget annuel d’environ <strong>11,6 millions d’euros</strong>, la fermeture pourrait coûter entre <strong>8</strong> et<strong> 10 millions d’euros</strong> pour financer les procédures de cessation d’activité et un plan social.</p> <h2>Mobilisation générale contre une disparition jugée injustifiée</h2> <p>Dans une interview à <a href="https://www.sudradio.fr/medias/lionel-maugain-60-millions-consommateurs-disparition-magazine-inc?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="nofollow noopener"><em>Sud Radio</em></a>, <strong>Lionel Maugain</strong>, journaliste et représentant du personnel, a dénoncé une décision fondée sur des motifs "totalement faux". Il a précisé : <em>"Le gouvernement dit qu'ils ont tout essayé-c'est totalement faux."</em> Il ajoute : <em>"L'argument budgétaire : l'an dernier on a fait une perte de 719 000 euros, et en 2025 on va finir l'année à l'équilibre."</em></p> <p>Il évoque également un calcul erroné avancé par l’exécutif : "La liquidation de l'INC et de<em> 60 millions de consommateurs coûterait 8 millions ?</em> Nous, on a fait refaire le calcul par notre direction : c'est à 11 millions." Une série d'éléments qu’il qualifie de <em>"fake news fournies par le gouvernement pour que les parlementaires prennent leurs décisions."</em></p> <p>Une tribune publiée dans <em>Le Monde</em> et signée par une centaine de personnalités, dont <strong>Julia Cagé</strong>, <strong>Éric Coquerel</strong> et <strong>Élise Lucet</strong>, dénonce également cette décision. Elle rappelle que <em>"ce n’est pas seulement la fin d’un titre de presse : c’est notre droit à être informés, protégés et entendus qui vacille"</em>. Elle souligne l’importance des enquêtes menées : <em>"Des hormones et antibiotiques dans le veau (1974), les sièges auto dangereux pour bébés (1976), les urgences hospitalières défaillantes (1992), les maisons de retraite indignes (1998)..."</em></p> <p>Alors que le Sénat acte la fin de ce service public, la question reste posée : qui informera demain, de manière indépendante, les consommateurs français sur les produits qu’ils achètent, les services qu’ils utilisent, et les pratiques de ceux qui les commercialisent ?</p> <meta name="original-source" content="https://www.melty.fr/divers/60-millions-de-consommateurs-menace-le-senat-acte-la-fin-dun-service-public-essentiel-2288706.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.melty.fr/divers/60-millions-de-consommateurs-menace-le-senat-acte-la-fin-dun-service-public-essentiel-2288706.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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