<p><em>"La fête est finie"</em>. Le ton est donné. À un an de la présidentielle, <strong>Bruno Retailleau</strong> dévoile les premières pierres de son programme économique avec un mot d’ordre clair : <strong>remettre le travail au cœur de l’équation</strong>. Lors d’une conférence de presse donnée début janvier, le président des Républicains a levé le voile sur une série de propositions chocs : <strong>suppression progressive des 35 heures</strong>, <strong>incitations à la reprise d’activité</strong>, <strong>plafonnement des aides sociales</strong>, <strong>refonte du RSA</strong> et <strong>durcissement de l’assurance chômage</strong>.</p> <p>Dans un discours truffé de données chiffrées, l’élu vendéen a justifié son plan par un constat sévère : celui d’un pays qui, selon lui, s’enfonce dans l’assistanat. <em>"Il faut changer totalement de modèle. Il va falloir renverser la table"</em>, a-t-il martelé devant un slogan affiché au pupitre : <em>"travail gagnant"</em>.</p> <h2>Travailler plus, gagner plus : le retour du "treizième mois"</h2> <p>Le premier axe fort porte sur le temps de travail. Sans abolir frontalement les 35 heures, <a href="https://www.melty.fr/people/bruno-retailleau-un-president-qui-le-ministre-de-linterieur-tres-franc-sur-emmanuel-macron-2203382.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Bruno Retailleau, cash sur Emmanuel Macron</a>, veut les dépasser en douce. Il propose de passer de <strong>1 607</strong> à <strong>1 623 heures</strong> par an, l’équivalent de deux jours travaillés en plus. <em>"Ce n’est pas le sang et les larmes, c’est 4 min de plus par jour"</em>, tente-t-il de rassurer, d'après <a href="https://www.planet.fr/politique-fin-des-35-heures-rsa-assurance-chomage-bruno-retailleau-detaille-ses-propositions-economiques.2992763.29334.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="nofollow noopener"><em>Planet.fr</em></a>.</p> <p>Au-delà de ce seuil, les <strong>heures supplémentaires</strong> seraient exonérées de cotisations et d’impôts, hors <strong>CSG/CRDS</strong>. Une mesure qui permettrait, selon lui, à un salarié moyen de gagner jusqu’à <strong>2 800 euros</strong> nets de plus par an, soit un véritable treizième mois. Du côté des entreprises, les cotisations patronales sur ces heures seraient également supprimées.</p> <p>Ce système s’inspire des mécanismes déjà testés par <strong>Nicolas Sarkozy</strong>, tout en les poussant plus loin. L’ancien président des sénateurs LR promet également <em>"30 milliards d’euros d’économies"</em>, dont 15 seraient redistribués aux ménages sous forme de pouvoir d’achat.</p> <h2>Aides sociales, RSA, chômage : un nouveau contrat pour "inciter à l’activité"</h2> <p>L’autre pan majeur du projet concerne la <strong>refonte de l’assistance</strong>. Retailleau propose de fusionner RSA, prime d’activité et allocation spécifique de solidarité dans un nouveau dispositif : le revenu d’incitation à l’activité. Les bénéficiaires devraient désormais effectuer <strong>15 heures</strong> d’activité hebdomadaire obligatoire, et verraient leur allocation réduite d’environ <strong>30 %</strong>, comme l'indique le site <a href="https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/la-fete-est-finie-bruno-retailleau-veut-supprimer-les-35-heures-inciter-a-la-reprise-dactivite-et-plafonner-les-aides-sociales-pour-relancer-lemploi?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="nofollow noopener"><em>Public Sénat</em></a>.</p> <p>Concrètement, une mère célibataire avec enfant toucherait <strong>1 153 euros</strong> d’aides mensuelles contre <strong>1 486 euros</strong> actuellement, mais gagnerait davantage en reprenant un emploi. L’idée, selon Bruno Retailleau, est de <em>"permettre de creuser l’écart entre le revenu de l’assistant, le revenu de solidarité et le revenu du travail"</em>.</p> <p>En parallèle, il souhaite plafonner l’ensemble des aides sociales à<strong> 70 %</strong> du Smic pour éviter que l’assistanat devienne plus attractif que le travail. <em>"L’idée, c’est de plafonner (l’ensemble des aides) à 70 % du Smic"</em>, justifie-t-il.</p> <p>Dernier levier : la réforme de <a href="https://www.melty.fr/divers/mauvaise-nouvelle-pour-les-demandeurs-demploi-france-travail-durcit-lacces-aux-allocations-chomage-2219089.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">l’assurance chômage, déjà durcie par France Travail</a>. Le président des LR veut faire appliquer la radiation après trois refus d’emploi jugés raisonnables, et limiter les indemnités en cas de rupture conventionnelle, qui coûterait aujourd’hui <strong>9 milliards d’euros</strong> par an à l’État. <em>"Il faudra le courage de dire la vérité, le courage de le faire"</em>, prévient-t-il.</p> <meta name="original-source" content="https://www.melty.fr/divers/retailleau-veut-en-finir-avec-les-35-heures-et-lassistanat-voici-son-plan-pour-relancer-lemploi-2288710.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.melty.fr/divers/retailleau-veut-en-finir-avec-les-35-heures-et-lassistanat-voici-son-plan-pour-relancer-lemploi-2288710.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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