Walid Regragui est à un match d’entrer définitivement dans la légende du football marocain. En cas de victoire dimanche soir contre le Sénégal, le sélectionneur de 50 ans peut permettre aux Lions de l’Atlas de remporter la deuxième Coupe d’Afrique des Nations de leur histoire, après celle décrochée en 1976. Une éternité.

Ce serait une belle récompense pour un technicien dont Rudi Garcia fait l’éloge. « C’est un passionné, confie l’ancien coach de l’OL et de l’OM dans L’Equipe. S’il est là, c’est à force de travail. Personne ne lui a rien donné, il s’est fait tout seul. Il a été adjoint en sélection, puis a pris des clubs. »

Rudi Garcia et Walid Regragui se connaissent très bien. Ils sont même amis depuis leur rencontre… en 1994, à l’AS Corbeil-Essonnes, où le premier était alors entraîneur-joueur, et le second un jeune milieu de terrain prometteur.

Une statue pour Regragui ?

Désormais à la tête de la Belgique, Rudi Garcia avoue qu’il a appelé son ancien compère pour lui demander quelques conseils sur la façon de gérer une sélection. « Il connaît tous les postes dans un staff, il est assez bluffant, explique le natif de Nemours. Il est juste, franc, il dit quand ça va et quand ça ne va pas. Pour moi, le symbole de cette équipe, c’est son travail sur (Brahim) Diaz. Je n’ai jamais vu Diaz courir comme ça. Walid est compréhensif, beaucoup dans le rapport humain, c’est un gros bosseur. »

Alors qu’il a emmené le Maroc en demi-finale de la Coupe du monde en 2022, une grande première pour une équipe africaine, Regragui ne convainc pas totalement l’opinion marocaine. On lui reproche un style de jeu pas toujours spectaculaire. « Ça fait vingt-deux ans qu’ils ne sont pas allés en finale, il devrait faire l’unanimité, estime Garcia. On devrait lui faire une statue à cet homme-là ! »

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