Tandis que Nasser Al-Attiyah a remporté samedi son sixième Dakar, Sébastien Loeb a quant à lui terminé au pied du podium. Quatrième avec sa Dacia, le Français a fait mieux que l’an passé puisqu’il avait été disqualifié. Pour autant, le déroulement de l’épreuve et les problèmes à répétition qu’il a rencontrés, dont de nombreuses crevaisons, lui laissent un petit goût amer dans la bouche. Il s’est livré sur ce sujet à l’arrivée de la course.
C’est au micro de la chaîne L’Équipe que Sébastien Loeb a réagi pour la première fois, évoquant d’abord son classement et ses trente-sept secondes de retard sur la troisième marche du podium occupée par le Suédois Mattias Ekström. « On n’a pas de regret à avoir. On a essayé. On sait qu’Ekström, dans ce type de spéciale, sprint, il est redoutable. Même sur tout le rallye, il l’a été. On a essayé, on fait une belle spéciale, on ne fait pas trop d’erreurs. Mais bon, ça ne suffit pas. »
Celui qui participait cette année à son dixième Dakar a élargi un peu la focale. « Globalement, on ne peut pas regretter grand chose. D’être à l’arrivée, quatrième, ce n’est pas si mal. De toute façon, la victoire n’était pas jouable depuis quelques jours. Troisième ou quatrième, ce n’est pas une catastrophe. » Sébastien Loeb a tout de même tenu à se réjouir du succès de l’autre pilote Dacia, Nasser Al-Attiyah. « Ce qui est bien pour Dacia, c’est que l’équipe gagne. Nasser a été intouchable. Ce n’est pas forcément toujours le plus rapide, en tout cas c’est lui qui a le mieux géré la course. »
Sébastien Loeb verra pour la suite
Beau joueur, le nonuple champion du monde WRC a poursuivi ses éloges au sujet du vainqueur : « Il n’a pas fait d’erreur, il a toujours trouvé le bon rythme. » Quant à sa propre performance et celle de son copilote, Édouard Boulanger, Sébastien Loeb a dit ses vérités. « En ce qui nous concerne, on fait un bon rallye. On n’a pas forcément été épargnés par les problèmes tout le long, mais on s’est bien battus. C’était un bon rallye. »
Puis il a évoqué ses plus de dix crevaisons. « On n’a pas le record, mais bien sûr que ça a joué beaucoup sur la première semaine. Ce n’est pas le temps perdu à changer les rangs, mais après en spéciale quand je n’avais plus de roue de secours et que j’ai fait plus de 700 km sur un rythme vraiment très lent. Et forcément on a traîné ça sur tout le rallye. L’opportunité de revenir, on l’a perdue quand on perd la direction assistée. On a fait comme on a pu. » Quant à une participation l’an prochain, Sébastien Loeb a botté en touche. « On verra bien. On va déjà rentrer à la maison. Pour la suite on verra. »

