À Rome, les livres n’ont pas disparu. Pourtant, durant un après-midi, ce sont bien des étagères fantômes qui ont saisi les visiteurs. Des stands entiers, recouverts de draps gris, comme si l’on avait voulu effacer symboliquement la parole éditoriale. Derrière ce geste théâtral se joue une crise plus profonde : celle d’un secteur du livre qui expose au grand jour ses tensions internes, ses luttes d’influence et ses fractures idéologiques. Une image forte, lourde de sens, qui rappelle que la culture n’est jamais un territoire neutre.

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