Pour lui, soulever le trophée ce dimanche à Rabat n’est pas seulement un souhait, mais une véritable « obligation » pour le pays hôte.
L’ancien international souligne que la force du Maroc réside dans son collectif soudé et sa montée en puissance tout au long du tournoi. Il a particulièrement salué la prestation réalisée contre le Nigeria en demi-finale, qu’il considère comme le match le plus abouti de la compétition. Selon Kantari, bien que le talent individuel soit présent, c’est cette solidarité et la capacité à opérer des rotations sans perdre en efficacité qui permettront de franchir « la marche la plus difficile » face aux Sénégalais.
“J’aime bien faire l’analogie avec ce qu’on vit aussi ici à Nantes, les victoires ne viennent pour moi que de la force collective. Bien évidemment, le talent individuel à l’intérieur du groupe fait la différence et à un moment donné il y a des joueurs qui sont le petit plus et qui font gagner l’équipe, mais ce qui se dégage de cette équipe marocaine, et on a vu des rotations au milieu de terrain et même devant, c’est une force collective. »
Le coach a également évoqué la solidité du Maroc, qui a éliminé le Nigeria en demi-finale sans encaisser de but: « On les a senti monter en puissance sur cette compétition et faire un très bon match contre le Nigeria, qui peut-être est leur meilleur de la compétition (…) Une victoire du Maroc ? Non mais ça, ce n’est même pas un pronostic, c’est une obligation »
Le défi du Sénégal sans ses cadres
Les Lions de la Teranga devront composer sans deux piliers majeurs. Le capitaine Kalidou Koulibaly est forfait après une blessure à l’adducteur contractée contre l’Égypte, tandis que le milieu Habib Diarra est suspendu pour accumulation de cartons jaunes. Ces absences forcent Pape Thiaw à réorganiser sa défense, probablement avec l’entrée de l’expérimenté Abdoulaye Seck pour épauler Moussa Niakhaté.
Le Maroc, de son côté, dispose d’un groupe quasiment au complet et pourra compter sur le soutien indéfectible du stade Prince Moulay Abdellah pour tenter de décrocher sa deuxième étoile, cinquante ans après son unique sacre en 1976.

