Écrivain, archéologue, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) fut aussi journaliste et photographe. Ses reportages la menèrent sur les routes du monde, d’Istanbul à Persépolis, de l’Europe centrale à New York, de Lisbonne à Brazzaville, de Madrid à Tanger. Les grands lointains l’attiraient irrésistiblement, mais elle ne perdait jamais de vue le dramatique combat du moment en Europe, la lutte contre le nazisme. On lui doit un Éloge de la liberté que les éditions Payot nous redonnent à lire, en même temps que les récits trop méconnus de son séjour à Paris à l'automne 1928 : racontés par une voix androgyne, ils offrent une plongée queer et mélancolique dans le Paris de l’entre-deux-guerres, évoquent la beauté des femmes, notre fragilité, l’exil et la solitude. Surtout, ils disent un besoin éperdu de comprendre et d’être comprise, d’être aimée.Peu après, Annemarie rencontrera ses âmes soeurs, Erika et Klaus, les enfants de Thomas Mann ; à eux non plus, le monde ne convenait pas. Paraît dans le même temps dans la série Payot Graphic le roman graphique de sa vie illustré par Mamoste Dîn : Annemarie Schwarzenbach, l'ange dévasté, l’épopée d’une résistance face à l’effondrement de l’Europe dans le nazisme. Rappelons la réédition des écrits journalistiques de l'écrivaine [...]
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