<p>El Niño est de retour, et avec lui une inquiétude mondiale. Son nom évoque un chérubin espiègle, presque inoffensif. Pourtant, à l’acmé de sa fureur, <a href="https://www.nextplz.fr/lifestyle/527788-alerte-meteo-chutes-de-temperature-en-vue-le-paris-moscou-va-chambouler-tout-lhexagone-dici-a-la-fin-du-mois?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">ce phénomène climatique n’a rien d’un enfant sage</a>. Il est capable de provoquer inondations en Californie, sécheresses et incendies géants en Australie, cyclones dans le Pacifique, effondrement de la pêche au Pérou ou chute des récoltes de riz en Asie. Un démon plutôt qu’un ange, que les scientifiques observent aujourd’hui avec une attention redoublée.</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-el-nino-maitre-du-climat-mondial">El Niño, maître du climat mondial</h2> <p>El Niño est la phase chaude du cycle ENSO (El Niño–Southern Oscillation), une oscillation naturelle entre l’océan Pacifique et l’atmosphère. Avec son double, La Niña, il orchestre les variations climatiques les plus importantes à l’échelle saisonnière et annuelle. Des épisodes qui surviennent de façon irrégulière, tous les deux à sept ans, durant généralement moins d’un an. Après trois années consécutives de La Niña, un événement rarissime achevé en 2022, El Niño a donc repris le dessus et devrait atteindre son pic entre l’hiver et le début de l’année suivante.</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-un-rechauffement-amplifie-par-la-crise-climatique">Un réchauffement amplifié par la crise climatique</h2> <p>En moyenne, El Niño augmente la température mondiale d’environ 0,2 °C. Mais aujourd’hui, il agit dans un contexte inédit : celui d’un réchauffement climatique déjà très avancé. La combinaison des deux phénomènes forme en effet un cocktail explosif. Les températures de surface des océans étaient déjà anormalement élevées avant même son installation. Les records de chaleur deviennent ainsi plus probables et plus intenses, ouvrant la porte à des situations climatiques jamais observées.</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-un-impact-indirect-mais-reel-sur-l-europe">Un impact indirect mais réel sur l’Europe</h2> <p>Contrairement aux régions tropicales, la France métropolitaine n’est pas directement touchée par El Niño. Les experts sont clairs : l’Atlantique Nord joue un rôle plus déterminant sur le climat européen. Toutefois, l’influence est indirecte, car en modifiant les jet-streams, ces puissants vents d’altitude, El Niño peut perturber durablement les régimes météo en Europe, favorisant des hivers plus doux, des épisodes pluvieux intenses ou, au contraire, des périodes anormalement sèches.</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-super-el-nino-en-2026">Vers un “super-El Niño” en 2026 ?</h2> <p>Les scientifiques restent prudents, mais la perspective d’un “super-El Niño” inquiète. Ces épisodes extrêmes, caractérisés par une hausse de plus de 2 °C des eaux du Pacifique équatorial, ont marqué l’histoire récente par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Changement_climatique?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">leurs conséquences dévastatrices</a>. Avec le changement climatique, leur fréquence pourrait augmenter. Si un tel scénario se confirmait autour de 2026, les effets en cascade sur l’économie mondiale, la sécurité alimentaire et la stabilité climatique pourraient, une fois encore, se faire sentir jusqu’en Europe.</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-un-phenomene-encore-plein-de-mysteres">Un phénomène encore plein de mystères</h2> <p>Malgré des progrès majeurs en matière de prévision grâce aux satellites et aux bouées océaniques, El Niño conserve une part de chaos. Chaque épisode est unique, imprévisible dans son intensité comme dans ses impacts. Une chose est sûre : l’“enfant terrible du Pacifique” n’a pas fini de faire trembler la planète, ni d’alimenter les inquiétudes pour les années à venir.</p>
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