L’hypothèse d’un conflit entre deux membres de l’Otan, notamment autour du Groenland, met en lumière une faille majeure de l’Alliance. Conçu pour faire face à une menace extérieure, le traité ne prévoit aucun scénario d’agression interne, fragilisant sa crédibilité stratégique. Que se passerait-il si l'impensable devenait réalité ? Si un État membre de l’Otan décidait d’en attaquer un autre ? L’idée d'une prise de contrôle du Groenland par les États-Unis relève encore de la fiction, mais elle expose une faille béante du traité fondateur de l'organisation l'Atlantique nord. Ce texte, pensé dans un contexte de guerre froide, n’a jamais envisagé un conflit interne entre alliés. L’article 5 face à ses limites Pilier sacré de la défense collective, l'article 5 repose sur un principe simple. Toute attaque armée contre un État membre est considérée comme une attaque contre tous. Un mécanisme dissuasif, conçu pour répondre à une menace extérieure. Mais lorsque...
Espace publicitaire · 300×250