Le Journal

Pourquoi Will Still a refusé Nantes
Libre depuis son débarquement de Southampton le mois dernier, Will Still a été approché par le FC Nantes avant le départ de Luis Castro.

OM, le miracle de Noël

Cyclo-Cross: Retour réussi pour Van der Poel

OM-Monaco, grosse polémique au Vélodrome
L’OM a bénéficié d’une décision arbitrale controversée ce dimanche soir contre Monaco.

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Prompt rétablissement mdr Allah y chafih

Les inclassables. Animalités hybrides et « fin de règne » dans les bestiaires de Leonora Carrington et Unica Zürn

Bestiaires pour la jeunesse. Jouer avec les animaux : du plaisir de la création aux dangers de la dénaturation

Ouvroir de zoonymie potentielle. Nommer les espèces animales imaginaires en littérature

Introduction
**Voici le portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.Ce n’est pas sa faute si le bon Dieu qui a tout faita oublié de le faire.Il ressemble à beaucoup d’oiseaux parce que lesbêtes qui n’existent pas ressemblent à celles qui existent.Mais celles qui n’existent pas n’ont pas de nom.Et voilà pourquoi cet oiseau s’appelle l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas,et pourquoi il est si triste.Il dort peut-être, ou il attend qu’on lui permette d’exister.Claude Aveline L’animal qui n’existe pas : des manières de ne pas exister Comment faire le départ entre le napoléon à voile rose, ce poisson arc-en-ciel qui change de sexe au cours de sa vie, la fourmi-panda qui gazouille devant le danger, le cartuis qui produit une odeur de chocolat et le grand cowga dont le squelette osseux fait un bruit de mastication, entre la vache à hublot et le promidan cornu, la harpie féroce et le pigeonblog ? Si les scientifiques n’ont de cesse de nous rappeler combien il reste d’espèces encore à découvrir et à nommer – le travail des taxonomistes étant non seulement un travail de discrimination, mais aussi de nomination – on sait que l’émergence de la science moderne s’est d’abord donnée pour tâche d’éliminer de ses rangs les chimères et autres animaux fabuleux, agneau de Scythie, mandragore, dahu, truite à fourrure... Les espèces animales semblent en effet pour celui qui les découvre, d’abord affaire de croyance. Le caméléon qui passait pour se nourrir d’air figure ainsi par exemple dans le traité d’Ambroise Paré, Des monstres et prodiges, publié en 1573, parmi sirènes et tritons. L’ornithorynque, cet animal doté d’un bec de canard, d’un corps de loutre et d’une queue de castor et dont Stephen Jay Gould fait un « chef d’œuvre de design » (Eco [1997], 1999, p. 96) a d’abord tenu du canular pour les premiers naturalistes qui l’ont observé, comme l’okapi, cet animal aux pattes de zèbre et à la tête de girafe L’artiste et sémioticien catalan Joan Fontcuberta, lui-même adepte de canulars et inventeur d’un vrai faux bestiaire qui fut présenté pour la première fois en 1989 au Musée zoologique de Barcelone explique ainsi : Nous avons pris plaisir à travailler sur la zoologie parce qu’elle offre une marge d’incertitude très grande : nous connaissons les animaux les plus communs mais il nous est impossible d’approcher l’infini variété des espèces animales qui existent ; nous devons garder à l’esprit que chaque année, des milliers d’espèces et sous-espèces jusqu’alors absentes des classifications sont découvertes. »
