Le Journal

L'année 2025 a été la 4e plus chaude jamais enregistrée en France
Avec une température globale estimée à 14,0 °C, l'année 2025 a été la quatrième plus chaude jamais enregistrée en France — derrière 2020, 2023 et 2022. Et ce, depuis le début des mesures il y a 126 ans. « Dans une France à +4 °C à l'horizon 2100, une telle température moyenne serait très peu probable et correspondrait plutôt au niveau des années les plus fraîches », prévient Météo-France, à l'origine de ces données dévoilées le 15 janvier. Ces douze derniers mois, « 1 jour sur 2 a (…) Lire la suite - En bref / Climat

Hénaff : derrière le label « produit en Bretagne », du bœuf d'Amérique du Sud
Des agriculteurs de la Coordination rurale se sont réunis devant le siège de l'entreprise Hénaff dans le Finistère. La raison : les langues de bœuf en sauce étiquetées « made in Bretagne » proviennent d'Amérique du Sud. Pouldreuzic (Finistère), reportage « Si je n'avais pas été assis en le découvrant, je serais tombé de ma chaise. » Bonnet jaune floqué du logo de la Coordination rurale sur la tête, Gilles, éleveur, fait partie de la trentaine de manifestants à s'être donnés rendez-vous, (…) Lire la suite - Reportage / Agriculture

Gestion de la Vilaine : les agriculteurs pro-pesticides perturbent une nouvelle réunion
La saga se poursuit pour l'adoption du Sage de la Vilaine, le schéma d'aménagement et de gestion de l'eau du bassin versant de ce fleuve, entre la Bretagne et les Pays de la Loire, le plus grand Sage de France. Ce document propose notamment de réduire l'utilisation de certains pesticides près des aires de captage d'eau potable. Une mesure qui passe mal auprès d'une partie du monde agricole, à tel point que la FNSEA — le syndicat majoritaire productiviste —, les Jeunes agriculteurs et la (…) Lire la suite - En bref / Eau et rivières

« Enfin ! » : le traité de protection de la haute mer entre en vigueur
C'est une étape « historique » pour la protection de l'océan, applaudissent les ONG dédiées à sa protection. Samedi 17 janvier, le traité sur la haute mer (BBNJ) entrera officiellement en vigueur. Les eaux internationales — qui couvrent plus de 60 % des océans, et ne faisaient jusqu'à présent l'objet d'aucune réglementation — disposeront enfin d'un cadre juridiquement contraignant, au sein duquel leur sauvegarde pourra être négociée. Ce traité faisait l'objet d'âpres négociations depuis le (…) Lire la suite - En bref / Océans

Météo : vers un froid durable ? Le modèle européen : deux semaines de plus du blocage qui « gèle » l’hiver de la France

Une vague de froid est-elle vraiment prévue en France ? Découvrez toutes les informations météo

À l'Agence internationale de l'énergie, le climat ne fait plus partie de la liste des priorités

Podcast – Se passer de l'État ? Ils l'ont fait !

Moustiques : les humains sont leur principale source de nourriture à cause du manque de forêts !
La perte de biodiversité dans la forêt atlantique modifie le comportement des moustiques sauvages, qui commencent à s'attaquer aux humains. Une étude scientifique met en garde contre les risques sanitaires liés à la déforestation et à la destruction des barrières écologiques. Les moustiques ne développent pas une « préférence » stricte, mais s'adaptent plutôt par commodité à l'hôte le plus disponible. La forêt atlantique, l'un des écosystèmes les plus riches et les plus dégradés de la planète, subit une transformation qui va bien au-delà de la simple disparition des arbres et des espèces. Selon une étude publiée dans la revue Frontières de l'écologie et de l'évolution, la dégradation de l'environnement modifie les habitudes alimentaires des moustiques sauvages, les poussant à se nourrir de plus en plus du sang humain à mesure que leurs hôtes naturels disparaissent. Loin d'être une simple nuisance saisonnière, ce changement constitue un signal d'alarme épidémiologique. Les chercheurs avertissent que l'érosion des barrières écologiques qui, auparavant, confinaient certains virus au milieu forestier pourrait faciliter leur propagation vers les zones urbaines. Moustiques hors de leur aire de répartition naturelle L’étude a été menée dans deux vestiges de la forêt atlantique de l’État de Rio de Janeiro : la réserve écologique de Guapiaçu et la réserve de Sítio Recanto. Ces fragments de forêt, de plus en plus menacés par l’expansion humaine, ont permis aux chercheurs de capturer des moustiques à l’aide de pièges lumineux, notamment au crépuscule, période où de nombreuses espèces sont les plus actives. Au total, 52 espèces ont été recensées et 1 714 spécimens capturés. Parmi ceux-ci, 145 femelles - les seules à se nourrir de sang pour pondre leurs œufs - présentaient des traces de sang dans leur abdomen. Grâce à l’analyse génétique, l’équipe a pu identifier l’origine de certains de ces repas. Les résultats furent surprenants : parmi les séquences identifiables, une proportion significative correspondait à du sang humain. Plus précisément, 24 moustiques s’étaient nourris du sang de 18 personnes, ainsi que d’un nombre beaucoup plus restreint d’oiseaux, d’amphibiens, d’un chien et d’un rongeur. La biodiversité comme barrière sanitaire Dans un écosystème sain, les moustiques sauvages se nourrissent généralement d'une grande variété de vertébrés, ce qui dilue la circulation des agents pathogènes. Cependant, la déforestation et la fragmentation des forêts réduisent cette diversité et concentrent le risque. Article connexeVoici les meilleurs conseils pour éviter les piqûres de moustiques, selon les scientifiques« La biodiversité agit comme un tampon écologique », explique Sergio Machado, co-auteur de l'étude. Lorsqu'elle disparaît, les agents pathogènes cessent de se disperser entre plusieurs hôtes et ont tendance à se concentrer là où les contacts sont les plus fréquents : chez l'humain. Les chercheurs comparent ce phénomène à la fonte des glaciers. Il n'y a pas d'effondrement immédiat, mais le système devient instable et des risques, auparavant contenus, commencent à se manifester. Ce ne sont pas des moustiques urbainsL'un des aspects les plus troublants de cette découverte est que l'étude ne s'est pas concentrée sur des espèces urbaines telles que Aedes aegypti, connues pour transmettre la dengue ou le Zika, mais sur des moustiques sauvages historiquement associés aux cycles viraux au sein de la forêt. La surveillance du comportement des moustiques permet d'anticiper les risques sanitaires.Certaines espèces pratiquaient même une alimentation mixte, combinant le sang humain à celui d'amphibiens, d'oiseaux ou de rongeurs. Cela indique que les moustiques ne développent pas de « préférence » marquée, mais s'adaptent plutôt à l'hôte le plus facilement accessible. « Le comportement des moustiques est complexe », souligne Jerónimo Alencar, auteur principal de l'étude. « La proximité et la disponibilité des hôtes influencent leur comportement…

Alerte : de grandes quantités de substances toxiques ont été retrouvées dans ce lac français !

« Tournant majeur en février ». Vortex polaire : un immense réservoir de froid se tient prêt, selon l’expert Habermehl

