Le Journal

Le 3 novembre 1909 dans le ciel : Henri Farman, recordman du monde
Histoire de l’aviation – 3 novembre 1909. C’est l’aviateur de nationalité française d’origine britannique Henri Farman qui va s’illustrer en ce mardi 3 novembre 1909, date à laquelle il ne va ajouter pas moins de deux records, installé aux commandes d’un aéroplane, dans son escarcelle et, de surcroît, deux records mondiaux ! C’est ainsi dans le ciel de Châlons-sur-Marne qu’il va établir les nouveaux records de durée et de distance. Des records qui pourront être homologués, car ils ont été contrôlés par M. Gaudichard, M. Fournier et M. Vandenborn, respectivement chronométreur, commissaire sportif et commissaire au poteau. Décollant ce 3 novembre 1909 aux alentours de 12 heures, Henri Farman va réaliser à 74 reprises un circuit triangulaire totalisant 3 128 mètres, une performance qui lui aura demandé 85 litres de carburant, couvrant ainsi une distance de 232 kilomètres et 212 mètres. Un vol qui aura duré 4 heures, 17 minutes et 53 secondes et dont la presse quotidienne française se fera bien sûr l’écho, saluant cet exploit du pilote natif de Paris.

Belgique : entre préavis de grève chez Brussels Airlines et mobilisation nationale, l’aérien sous tension
Le climat social en Belgique s’annonce particulièrement agité d’ici fin novembre, avec deux menaces de grève majeures. D’une part, le personnel de cabine de Brussels Airlines menace de faire grève en réaction au licenciement de trois hôtesses de l’air ayant refusé de voler en raison de la présence supposée de punaises de lit sur un avion. D’autre part, une grève interprofessionnelle de trois jours pourrait paralyser plusieurs services publics et économiques du pays. Conflit à Brussels Airlines : la polémique des punaises de litL’origine du conflit chez Brussels Airlines réside dans le licenciement contesté de trois hôtesses de l’air. Ces employées avaient refusé d’embarquer sur un vol à destination du Ghana, invoquant leur droit à ne pas voler dans un appareil potentiellement infesté de punaises de lit. La compagnie, qui considère la menace comme une « fausse alerte », a décidé de les licencier, estimant qu’elles avaient violé des procédures internes. Les syndicats dénoncent un licenciement « excessif » et appellent à un rassemblement de solidarité. Un préavis de grève à durée illimitée a été déposé hier, avec des actions qui pourraient débuter dans les prochains jours. De leur côté, les trois hôtesses ont saisi la justice jeudi dernier. Cette situation pèse déjà lourdement sur la compagnie aérienne belge, filiale du groupe allemand Lufthansa, qui a perdu plus de 14 millions d’euros cette année à cause de plusieurs mouvements sociaux. Grève interprofessionnelle nationale : vers trois jours d’arrêtParallèlement, une grève interprofessionnelle est annoncée du 24 au 26 novembre. Organisée par plusieurs syndicats, cette action doit toucher une grande partie du secteur public et privé en Belgique. Les transports, la fonction publique, l’éducation et certains services essentiels risquent d’être fortement perturbés. Cette mobilisation survient dans un contexte de tension sociale nationale, avec des revendications notamment sur les salaires et les conditions de travail. Les syndicats espèrent faire pression sur le gouvernement pour obtenir des avancées significatives, mais la perspective d’un blocage prolongé suscite aussi des inquiétudes chez les entreprises et les usagers. Ces deux mouvements sociaux successifs risquent de compliquer fortement les déplacements, notamment pour les passagers de Brussels Airlines qui pourraient subir retards, annulations ou interruptions de service. Les voyageurs sont invités à se tenir informés en amont et à anticiper leurs plans. @Brussels Airport

Le groupe AirAsia unifie ses filiales et sort l’A330 pour exploiter une flotte 100% de monocouloirs A320
Capital A, maison mère malaisienne d’AirAsia, a achevé une étape cruciale de sa restructuration en consolidant toutes ses compagnies aériennes en une seule entité, intégrée sous la marque AirAsia X, historiquement dédiée aux vols long-courriers. Ce processus, qui aura duré environ six ans, vise à simplifier la structure du groupe aérien et à mettre fin à une période d’importantes difficultés financières consécutives à la crise sanitaire. Le regroupement final unifie l’ensemble des activités d’AirAsia dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie, Thailande, Indonésie, Philippines et Cambodge. Cette opération intervient après l’obtention des dernières autorisations réglementaires et la résolution d’obstacles liés à la structure actionnariale, en particulier pour la filiale thaïlandaise. Tony Fernandes, CEO de Capital A, s’est félicité de ce « moment historique » qui marque la sortie imminente de son groupe aérien du statut de société en difficulté financière en Malaisie, tout en préparant l’avenir de l’ensemble des filiales du groupe comme une plateforme multi-services dans le secteur du voyage et du digital. Vers une flotte 100% Airbus A320 à moyen termeParallèlement à cette restructuration d’envergure, AirAsia a confirmé sa volonté de se débarrasser progressivement de sa flotte des long-courriers Airbus A330, utilisée jusqu’ici pour ses vols moyen et long-courriers. Sur un horizon de cinq à six ans, elle prévoit d’exploiter uniquement des appareils monocouloirs, essentiellement des avions de la famille A320/A320neo. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de simplification opérationnelle et de réduction des coûts. Les monocouloirs A320, plus adaptés aux vols court/moyen-courriers dominants dans le réseau d’AirAsia, permettent une meilleure flexibilité et une efficacité économique accrue. L’abandon des A330 va de pair avec la transformation du groupe en un acteur centré sur une forte connectivité régionale en Asie, avec une expansion prévue vers le Moyen-Orient et l’Europe via des hubs stratégiques. Le groupe envisage de plus que sa flotte double en taille pour atteindre environ 600 appareils dans la prochaine décennie, dont près de 580 seront des monocouloirs. Un repositionnement stratégique face aux défis du secteur aérienCette restructuration et la modernisation de la flotte AirAsia interviennent après une période marquée par de lourdes pertes liées à la pandémie de Covid-19. La réussite de la consolidation est perçue comme un tournant pour redynamiser les opérations et améliorer la rentabilité. Le groupe Capital A a également finalisé avec succès une levée de fonds privée d’un milliard de ringgits (environ 226 millions de dollars). ©AirAsia

Rome et Tel Aviv à nouveau reliées par ITA Airways dès janvier 2026
À partir du 1er janvier 2026, la compagnie aérienne italienne ITA Airways relancera ses vols directs entre Rome et Tel Aviv, marquant une reprise du trafic aérien avec Israël après plusieurs interruptions liées au conflit avec le Hamas. La compagnie aérienne italienne, désormais filiale du groupe allemand Lufthansa, prévoit d’exploiter deux vols quotidiens entre l’aéroport Rome-Fiumicino et l’aéroport Tel Aviv-Ben Gurion. La ligne sera desservie en Airbus A321neo, premier monocouloir d’ITA Airways embarquant trois cabines : Affaires (sièges full flat-bed), Premium Economie et Economie. Selon son communiqué, cette liaison « revêt une importance stratégique » et reflète une volonté de renforcer « les liens commerciaux, sociaux et culturels entre l’Italie et Israël ». Réintégrer Tel Aviv dans son réseau permet de des échanges entre les deux pays, dans un contexte encore fragile après le cessez-le-feu négocié en octobre 2025. L’accord de trêve, négocié sous l’égide des États-Unis, a ouvert la voie à une reprise forte des vols commerciaux, alors que plusieurs compagnies aériennes européennes et américaines avaient déjà entamé leur retour en Israël. Lufthansa et les autres compagnies aériennes du groupe avaient suspendu leurs liaisons vers Tel Aviv, puis repris progressivement leurs vols à partir de mi-2025. Air France et sa filiale low cost Transavia ont maintenu plus ou moins leurs liaisons pendant le conflit, en les suspendant temporairement lors de périodes de conflit militaire. De même, des compagnies américaines comme American Airlines prévoient une reprise de leurs vols vers Israël dès mars 2026, illustrant une confiance retrouvée dans la stabilité relative de la région pour les voyageurs internationaux. Parmi les compagnies aériennes majeures, seule la low cost Ryanair a indiqué arrêter de desservir Tel Aviv-Ben Gurion, pas pour des raisons de sécurité mais à cause des redevances aéroportuaires pratiquées par l’aéroport israélien. Un contexte de fragilité persistanteMalgré le cessez-le-feu, la situation reste volatile avec des incidents ponctuels entre Israël et le Hamas, notamment des échanges de tirs et des frappes aériennes sporadiques à Gaza. Cependant, la reprise des vols est perçue comme un signe encourageant de retour à la normale pour le secteur aérien et touristique, qui représente un indicateur clé de la confiance des voyageurs et des opérateurs aériens. Le rétablissement des liaisons Rome-Tel Aviv ouvre aussi la porte à une reprise des flux touristiques entre les deux pays, ainsi qu’à un renforcement des relations économiques. ITA Airways mise sur cette route pour connecter Tel Aviv au réseau italien et européen de Lufthansa Group, favorisant ainsi un trafic diversifié entre l’Italie, Israël et d’autres destinations desservies par les compagnies aériennes du groupe allemand. ©Groupe Lufthansa

Boeing propulsé par la « diplomatie du business » de Donald Trump en Asie du sud-est

Air Transat va relier Montréal à Agadir, étoffant son offre marocaine pour l’été 2026

Pénurie de moteurs P&W : quand la motorisation vaut autant que l’avion A320

Michael O’Leary, patron de Ryanair : « le putain de ciel n’appartient pas aux Français »

Suisse : Journées des Métiers à l’aéroport de Zurich, une passerelle vers l’emploi dans le secteur aérien
Les Journées des Métiers à l’aéroport de Zurich, organisées du 3 au 9 novembre 2025 par l’exploitant aéroportuaire Flughafen Zürich AG et onze entreprises partenaires, offrent une immersion complète dans l’univers professionnel de l’aéroport et de ses nombreux métiers. Pendant cette semaine, les emplois liés à l’activité aéroportuaire sont mis en lumière à travers un programme dense composé de visites guidées, de sessions d’information, de rencontres et d’échanges avec des professionnels du secteur. Ce rendez-vous, à sa deuxième édition sous ce format, vise à sensibiliser le public, notamment les jeunes, aux perspectives de formation et d’emploi dans le domaine de l’aviation et des services associés. Parmi les temps forts, la compagnie aérienne SWISS (Swiss International Air Lines) propose du 5 au 8 novembre une série d’événements dédiés à la découverte des métiers au sein de la compagnie aérienne. Ces journées incluent des présentations en ligne et en présentiel, des échanges avec des pilotes, membres d’équipage, techniciens et agents au sol, ainsi que des informations précises sur les parcours de formation et les opportunités de carrière. Les participants pourront également assister à des événements spéciaux comme la Journée des pilotes femmes et la Journée découverte SWISS destinée aux jeunes de 13 à 17 ans. Le programme propose aussi un Job Meet & Greet les 7 et 8 novembre dans la terrasse des visiteurs, où les candidats peuvent rencontrer les responsables des ressources humaines, déposer leurs candidatures et bénéficier de conseils personnalisés sur le processus de recrutement. D’autres acteurs majeurs de l’aéroport, tels que Helvetic Airways, Edelweiss, Skyguide, SR Technics, Swissport ou encore Gategourmet, participent à cette semaine immersive, présentant leurs métiers et modèles d’emploi flexibles, incluant les postes à temps plein ou partiel. Avec 27 visites guidées et multiples sessions d’information proposées, cette initiative permet aux intéressés de mieux connaître les différents métiers, des opérations au sol à la gestion administrative, en passant par les ateliers techniques et la sûreté. Impliquant à la fois des novices et des professionnels expérimentés, les Journées des Métiers à Zurich représentent un levier essentiel pour attirer les talents vers des filières porteuses, tout en répondant aux enjeux de recrutement du secteur aérien en pleine mutation, où la formation continue et la diversité des profils sont primordiales. Plus d’informations sur le site des Journées des Métiers à l’aéroport de Zurich (en allemand). ©Edelweiss Air

Le 2 novembre 1922 dans le ciel : Le souhait d’Alexander Kennedy exaucé

Crash du vol AF447 : la responsabilité d’Air France et d’Airbus de nouveau examinée en appel

