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La culture ukrainienne s’expose à Paris
Deux expositions sur la culture ukrainienne sont organisées à Paris et sur l’espace public. Ces temps forts sont organisés dans le cadre du programme “Voyage en Ukraine” déployé depuis décembre en France par l’Institut français et l’Institut ukrainien pour montrer la créativité du pays. Au port de Solférino, sur les berges de Seine (VIIe arrondissement), “Trésors des musées ukrainiens” propose de découvrir des collections nationales des musées, du XVIIIe au XXe siècle, et un art marqué par le rôle des icônes, l’histoire cosaque, l’immersion dans la nature et l’ouverture aux avant-gardes européennes, bien souvent parisiennes. “Nous sommes partis de thèmes transversaux et fédérateurs, caractéristiques de toute l’Ukraine” en cherchant “un équilibre entre la composante purement artistique et le contexte historique, que nous supposons connu à l’étranger grâce notamment à la littérature et à quelques noms célèbres”, précise l’une des curatrices, Oksana Barshynova. Le choix s’est porté sur des noms connus du public international (Bourliouk, Exter, Chevtchenko, Aïvazovski, etc.) mais également sur des artistes de différentes régions. Des œuvres des artistes ukrainiennes qui ont travaillé à Paris ou ont été influencées par cette ville seront également visibles, comme celles de Maria Bashkirtseva “qui s’est imposée comme artiste précisément à Paris, et y est indissolublement liée. Son œuvre ‘Dans l’atelier’, du musée d’art de Dnipro, représente de manière très réaliste l’Académie Julian [une des rares académies à accepter les femmes, ndlr]”, ajoute la spécialiste. Sur les grilles du square Saint-Jacques (IVe arrondissement), c’est une œuvre plus contemporaine, celle d’une photographe et artiste, Sofia Jablonska-Oudin, qui sera présentée. Née en 1907 en Ukraine et décédée en France en 1971, elle s’est vite installée à Paris pour y étudier la photographie et jouer dans des films. Sa carrière débute avec des centaines de photographies et un manuscrit de récits de voyage qu’elle réalise durant trois mois au Maroc. Elle part seule ensuite pour un tour du monde, visitant Ceylan (Sri Lanka), l’Indochine (Laos, Cambodge), l’Australie ou encore les États-Unis et le Canada. “Devenue résolument anticolonialiste, elle n’aura de cesse de défendre les peuples autochtones”, racontent les organisateurs.

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