Le Journal

Crash d’un avion cargo UPS à Louisville (Etats-Unis) : au moins sept morts, dont tout l’équipage
Un avion-cargo MD-11 de la compagnie UPS Airlines s’est écrasé mardi 4 novembre 2025 peu après son décollage de l’aéroport international Louisville Muhammad Ali (SDF), dans le Kentucky. L’accident, suivi d’une violente explosion alimentée par le carburant, a fait au moins sept morts – les trois membres d’équipage et quatre personnes au sol – ainsi que onze blessés, selon les autorités locales. L’appareil, un McDonnell Douglas MD‑11F immatriculéN259UP, opérait le vol UPS 2976 à destination d’Honolulu (Hawaï). D’après la Federal Aviation Administration (FAA), l’avion a décollé de la piste 17R vers 17 h 15 heure locale, mais n’a grimpé qu’à environ 200 pieds (60 mètres) avant de piquer du nez et de s’écraser dans une zone industrielle attenante au vaste hub logistique Worldport de UPS. Un incendie alimenté par 95 000 litres de carburant Le crash a provoqué une boule de feu visible à plusieurs kilomètres, suivie d’une épaisse colonne de fumée noire. L’avion transportait près de 94 600 litres de carburant, qui se sont enflammés à l’impact, endommageant plusieurs entrepôts et véhicules stationnés à proximité. Des vidéos filmées par des témoins montrent le moteur gauche en flammes alors que l’appareil accélérait encore sur la piste. Plusieurs observateurs ont déclaré avoir aperçu des « étincelles » ou des « flammes » avant même le décollage. La séquence tragique n’a duré que quelques secondes avant que le cargo ne s’écrase au-delà de la piste. Les pompiers de Louisville ont mobilisé plus de 100 hommes venus de toute la région pour contenir les flammes. Selon le chef des pompiers Brian O’Neal, l’incendie était « presque entièrement maîtrisé » en fin de soirée, bien que des explosions secondaires mineures aient été signalées. Il a demandé aux habitants de ne pas manipuler les débris, susceptibles de contenir des substances dangereuses, et de les signaler à la mairie via un formulaire dédié. Un ordre de confinement reste en vigueur dans un rayon de 1,6 km autour du site, tandis que la surveillance de la qualité de l’air se poursuit. Un choc pour Louisville et pour UPS Le maire Craig Greenberg a confirmé dans la soirée la mort de quatre personnes au sol, précisant que le bilan pourrait encore s’alourdir. « Nous avons encore des équipes de secours qui fouillent les décombres », a-t-il indiqué. Le gouverneur du Kentucky Andy Beshear a qualifié l’accident de « tragique » et annoncé un soutien complet aux familles des victimes. UPS a publié un communiqué précisant : « vers 17 h 20 (heure locale), le vol UPS 2976 de Louisville à Honolulu, opéré par un MD‑11 comptant trois membres d’équipage, a été impliqué dans un accident. » La compagnie a ajouté collaborer pleinement avec les autorités et renvoyé toute information complémentaire vers le National Transportation Safety Board (NTSB), en charge de l’enquête fédérale. Une enquête complexe à venir Une équipe de 28 enquêteurs du NTSB est attendue sur place pour étudier les enregistreurs de vol et les journaux de maintenance de l’appareil. L’objectif sera de déterminer les causes exactes du dysfonctionnement moteur apparent et de comprendre pourquoi l’avion a perdu le contrôle dans la phase de montée initiale. Conçu à la fin des années 1980 comme successeur du tri‑réacteur DC‑10, le McDonnell Douglas MD‑11 s’est imposé dans le transport cargo long‑courrier grâce à sa capacité d’emport élevée (90 tonnes) et son autonomie supérieure à 6 000 milles nautiques. Malgré ces atouts, son comportement en vol – notamment lors des phases critiques de décollage et d’atterrissage – a exigé une rigueur particulière des équipages. Plusieurs accidents survenus au cours des deux dernières décennies ont mis en évidence la sensibilité du MD‑11 à l’assiette longitudinale, accentuée par l’inertie liée au volume de fret et aux réservoirs pleins. Ces caractéristiques expliquent pourquoi UPS, FedEx Express et Western Global Airlines sont aujourd’hui parmi les derniers grands exploitants de ce modèle, progressivement…

Shutdown aux Etats-unis : vers une paralysie partielle de l’espace aérien aux États-Unis

Etihad Airways ajoute quatre nouvelles destinations en trois jours : Tunis, Hanoï, Chiang Mai et Hong Kong

Eurowings connectera Berlin à Abou Dhabi cet hiver
La compagnie allemande Eurowings ajoute une corde à son arc depuis l’aéroport de Berlin-Brandebourg (BER) avec Abou Dhabi aux Emirats arabes unis. À compter de la saison hiver 2025/2026, le transporteur loisirs du groupe Lufthansa desservira Abou Dhabi trois fois par semaine, reliant la capitale allemande à la métropole émiratie sur le Golfe Persique. Les vols partiront de Berlin chaque lundi, mercredi et samedi à 22h25, pour une arrivée prévue à 7h40 le lendemain à Abou Dhabi. Les retours auront lieu les mardis, jeudis et dimanches à 11h10, avec une arrivée à BER à 15h10. Le vol durera entre six et sept heures selon le sens de parcours. Selon Eurowings, cette nouvelle ligne offrira « un accès direct et pratique à l’une des villes les plus dynamiques des Émirats arabes unis, tant pour les voyageurs d’affaires que pour les touristes ». En parallèle, Eurowings renforce considérablement ses liaisons avec Dubaï, aux Émirats arabes unis depuis Berlin. Les voyageurs peuvent désormais choisir entre deux aéroports de destination. La compagnie aérienne assurera un vol quotidien vers l’aéroport international de Dubaï (DXB), idéalement situé, cet hiver, tandis que l’aéroport Dubai World Central (DWC) sera desservi quatre fois par semaine, les mardi, jeudi, vendredi et dimanche. Par ailleurs, toujours depuis Berlin, Eurowings proposera deux vols hebdomadaires, les lundi et vendredi, vers Djeddah, en Arabie saoudite. Ce développement dans la péninsule arabique s’inscrit dans la stratégie de diversification du réseau long-courrier d’Eurowings, déjà présent aux Caraïbes et en Amérique du Nord depuis plusieurs plateformes allemandes. Nouveaux horizons d’hiver depuis Berlin Outre le Golfe, Eurowings complète son programme hivernal avec deux destinations saisonnières très contrastées. À partir du 9 novembre 2025, un vol hebdomadaire reliera BER à Marsa Alam, en Égypte, station balnéaire prisée sur la mer Rouge. Aux antipodes du soleil égyptien, les passionnés de sports d’hiver pourront s’envoler vers Kittilä, dans le nord de la Finlande, chaque samedi entre le 31 janvier et le 21 mars 2026. Cette station lapone, voisine du célèbre Levi Ski Resort, séduit autant les skieurs que les amateurs d’aurores boréales. Avec ces ouvertures, Eurowings poursuit son ancrage stratégique à Berlin-Brandebourg, désormais reconnu comme une base importante du transporteur loisirs du groupe Lufthansa. L’expansion vers le Moyen-Orient complète les offres déjà existantes vers l’Europe du Sud et le bassin méditerranéen. ©Aéroport de Berlin Brandebourg

Condor renforce ses liaisons vers Dubaï avec un nouveau vol direct depuis Stuttgart

La compagnie lettone SmartLynx entame une procédure de sauvegarde pour éponger ses dettes fiscales

Finnair retourne à Krabi et annonce un record de vols vers la Thaïlande pour l’hiver 2026

Le 5 novembre 1911 dans le ciel : Grosse déception pour Calbraith Perry Rodgers
Histoire de l’aviation – 5 novembre 1911. C’est à Pasadena dans l’Etat de Californie que va atterrir en ce 5 novembre 1911 Calbraith Perry Rodgers. Le pilote de nationalité américaine venant de signer le tout premier vol transcontinental. En effet, il est parvenu à traverser en empruntant le chemin du ciel les Etats-Unis, mettant quarante-neuf jours précisément pour réaliser cet ambitieux raid aérien. Il est 16 h30 quand il s’envole de la baie de Sheepshead, le 17 septembre 1911, pour ainsi évoluer dans les airs de New York à Pasadena, pilotant à cette occasion un appareil de type biplan, soit un Burgress-Wright EX. Lors de ce voyage aérien, Calbraith Perry Rodgers rencontrera malheureusement plusieurs problèmes qui l’empêcheront de relever un défi qui lui tenait à cœur : à savoir remporter le prix instauré par l’éditeur William Randolph Hearst. Ce dernier mettant en jeu la somme de 50 000 dollars, à remettre à l’aviateur qui le premier arrivera à traverser les Etats-Unis en moins de trente jours. Une performance qui n’a pas été à la portée de Calbraith Perry Rodgers.

Volaris accueille cinq nouveaux appareils A320neo grâce à CDB Aviation

Programme hivernal : China Eastern ouvre la plus longue ligne aérienne du monde entre Shanghai, Auckland et Buenos Aires

Voyager sans sortir ses papiers : Emirates accélère la biométrie à l’aéroport de Dubaï

Hiver 2025-2026 : easyJet déploie 17 nouvelles lignes au départ de la France
La compagnie low cost britannique easyJet poursuit son expansion en France avec 17 nouvelles routes saisonnières cet hiver, dont huit exclusives. Ces ouvertures confortent la place d’easyJet comme premier acteur régional et deuxième compagnie du pays, tout en répondant à la demande croissante de mobilité entre les régions et vers les destinations loisirs. Un maillage renforcé depuis les régions françaises Pour la saison d’hiver 2025-2026, easyJet enrichit son réseau hexagonal à partir de Paris-CDG, Lyon, Bordeaux, Nantes, Rennes et Toulouse. La compagnie orange proposera 17 nouvelles liaisons, dont huit en exclusivité, reliant notamment la France à des capitales européennes, des villes méditerranéennes et des stations balnéaires prisées. « Ces nouvelles routes reflètent notre volonté d’accompagner les voyageurs français vers des destinations ensoleillées ou culturelles tout en développant les connexions régionales », explique Bertrand Godinot, directeur général d’easyJet pour la France et les Pays-Bas. EasyJet opèrera désormais plus de 300 lignes depuis 21 aéroports français, dont plus de 230 vers l’international, consolidant son statut de deuxième compagnie par volume de sièges derrière Air France. Les nouveautés exclusives de l’hiver Parmi ces ouvertures, huit routes seront opérées en exclusivité, dont certaines inédites au départ de France : Nantes–Budapest et Bordeaux–Budapest, renforçant les liens entre la façade atlantique et l’Europe de l’Est. Lyon–Charm el-Cheikh et Paris-CDG–Louxor, élargissant l’offre vers l’Égypte, destination phare de l’hiver. Lyon–Pristina, première liaison directe entre Rhône-Alpes et le Kosovo. Rennes–Barcelone et Rennes–Genève, deux connexions transfrontalières très attendues en Bretagne. Toulouse–Londres Gatwick, route qui complète les dessertes easyJet vers la capitale britannique depuis le sud de la France. Les premières rotations débuteront entre le 26 et le 31 octobre 2025, avec deux à trois fréquences hebdomadaires selon les lignes. Les tarifs démarrent à 35 € l’aller simple TTC, bagages et services additionnels en supplément. Focus sur les destinations phares Avec Budapest, Prague, Séville ou Tanger, easyJet cible une clientèle à la recherche de courts séjours urbains accessibles, tandis que Gran Canaria, Hurghada, Charm el-Cheikh et Louxor répondent à l’attrait des voyageurs pour les destinations balnéaires hivernales. Selon les données du cabinet ForwardKeys, les flux touristiques européens vers l’Égypte ont progressé de 15% en 2024, et ceux vers les Canaries de 9%, confirmant une tendance solide. De son côté, Rennes, malgré une activité saisonnière réduite, affiche un potentiel grandissant grâce à la montée en puissance d’easyJet et à la complémentarité avec le réseau Air France-KLM. En multipliant les liaisons interrégionales et en diversifiant son offre loisirs, easyJet poursuit sa stratégie de connectivité décentralisée, amorcée depuis plusieurs années. Hors Paris, la compagnie revendique la place de premier opérateur régional en France, employant plus de 1 700 salariés sur ses bases de province. « Nous poursuivons une approche durable visant à offrir aux Français des options de voyage direct depuis leur région, sans passer par les grands hubs », précise encore Bertrand Godinot. La compagnie rappelle par ailleurs ses investissements dans la modernisation de sa flotte – intégralement composée d’Airbus A320neo et A321neo plus économes en carburant – illustrant sa volonté de réduire de 35 % ses émissions de CO₂ par siège d’ici 2035. Le renforcement de l’offre hivernale coïncide avec une période où les Français voyagent davantage durant la saison froide. D’après Atout France, près d’un tiers des séjours à l’étranger réalisés entre novembre et mars ont pour motivation principale les vacances soleil. Dans ce contexte, les nouvelles dessertes easyJet constituent un levier touristique non négligeable pour les aéroports régionaux, d’autant que certaines destinations comme Charm el-Cheikh…
