Le Journal

Henriette Levillain, Henry D. Thoreau. L'insoumis de Walden
Le 6 mai 1862, Henry D. Thoreau ferma les yeux, entouré des siens, dans sa ville natale, Concord (Massachusetts), qu’il n’avait presque jamais quittée. Il était âgé de quarante-quatre ans. Depuis sa prime jeunesse, dans les bois et auprès des animaux qu’il chérissait, il s’était préparé à la loi inéluctable de la mort. L’hommage rendu dans Walden ou la vie dans les bois à la vie sobre et à l’écoute des lois de la nature n’était pas alors d’actualité. Or, quelle que soit sa version, intégrale ou abrégée, ce récit compte de nos jours parmi les best-sellers internationaux. Quant à Thoreau, il est considéré, à tort ou à raison, comme le pionnier de l’écologie. En revanche, ses écrits en faveur de l’abolitionnisme secouèrent ses contemporains et inspirèrent plus tard des lecteurs aussi différents que le Mahatma Gandhi, Martin Luther King, Jack Kerouac ou Jim Harrison. Dans La Désobéissance civile, Thoreau encourageait chaque citoyen à refuser de payer ses taxes locales à un État qui ne condamnait pas l’esclavage, ce pour quoi il avait été mis une nuit en prison. Cet essai littéraire révèle les contrastes d’une œuvre inclassable et la séduisante complexité d’un être énigmatique. Feuilleter l'ouvrage…

Paul Audi, Le Vrai du Beau. Regards sur la peinture
On dit de la philosophie qu’elle nous apprend à vivre. La peinture, elle, en tant qu’art visuel, nous apprendrait à voir. Ou plutôt à regarder. Car regarder, ce n’est pas voir, mais savoir voir. Dans ces conditions, que s’agit-il de savoir pour regarder ? Et surtout, que faut-il réellement regarder lorsque nous sommes face à un tableau ? Attendons-nous de lui qu’il nous livre des secrets, ou bien cherchons-nous en lui une vérité ? Et si vérité il y a, à quel ordre peut-elle appartenir, puisque la peinture produit toujours une image qui ne dissimule jamais son irréalité ? En fait, c’est le tableau qui fait naître le regard. Ou plutôt il n’est de grand tableau que celui qui le fait émerger. Or la seule manière de prendre la mesure de cela est d’en faire l’expérience. C’est pourquoi cet essai convie son lecteur à parcourir un « musée imaginaire », au fil duquel il sera invité à contempler et admirer – car ce sont là deux manières de regarder – quelques chefs-d’œuvre de la peinture occidentale, du XIVᵉ au XXᵉ siècle. Feuilleter l'ouvrage…

Le programme du week-end !
Nouveau week-end de compétition pour les équipes de l’Asso. Les U14 poursuivent le Super Challenge de France, nos Gaudermen joueront leur dixième journée de championnat, enfin nos deux équipes féminines ont chacune rendez-vous ce dimanche. Un coup d’œil sur les matches à venir !

Li Shangyin, Mémoire & Vestiges de la neige
58 poèmes traduits du chinois classique (édition bilingue), présentés et annotés par Gilles Cabrero. La poésie des Tang (618-907) est surtout connue en Occident à travers les œuvres de grands maîtres du VIIIe siècle, tels que Li Bai (702-752), Du Fu (712-770) ou Wang Wei (c. 701-761). De cette période, souvent qualifiée d’âge d’or, s’ensuivra, au siècle suivant, l’avènement d’une génération tout aussi féconde, dont Li Shangyin (813-858) — avec Li He (790-816), Du Mu (803-852) et Wen Tingyun (c. 812-c. 870) — est une des figures majeures. La force de ses vers, leur fulgurance et leur étrangeté marquèrent durablement l’art poétique chinois, du « style de Xikun », sous les Song du Nord (960-1127), jusqu’à Fei Ming (1901-1967), à l’époque républicaine (1912-1949), qui décelait dans l’indistinction subjective de la narration, chez Li Shangyin et Wen Tingyun, les prémices du courant de conscience. Li Shangyin écrivit des poèmes sans titres tout au long de sa vie, la plupart ayant trait à l’amour. Ces pièces, généralement présentées de façon éparse, sont ici rassemblées dans leur quasi-intégralité. Tantôt portraits intimistes d’amantes ou de courtisanes, tantôt évocations de figures légendaires, elles permettent au fil des ans d’appréhender chez l’auteur la manière dont le [...]

Exercices de rhétorique, n° 25 | 2026 : "Sur les commentaires" (dir. Francis Goyet, Cécile Lignereux, Christine Noille)
PSG : les revenus, le club perd une place

Revue d'Hstoire Culturelle, n° 11 | 2025 : "Histoire culturelle des bibliothèques" (dir. Catherine Bertho-Lavenir, Benjamin Caraco et Élise Lehoux)

Charlotte Lacoste, La charge mémorielle. Une approche genrée de la mémoire du 13-Novembre

Rémi Astruc, Auroville. Expérimenter la "vie divine". Beauté, anarchie, apiritualité
Un demi-siècle après son inauguration, Auroville est peut-être devenue avanttout une incroyable terre d'histoires. C'est pourquoi le touriste pressé estpresque immanquablement déçu, car il n'aura pas la chance de découvrirles récits qui font la richesse et la vraie profondeur de la cité. Or dansun premier contact, la ville se dérobe aux yeux du voyageur, semblesouvent sans consistance, voire ne pas exister du tout. Les habitantssont comme leurs maisons, cachés dans la nature, dispersés sur unterritoire dont il est difficile de prendre réellement la mesure. Pourpénétrer plus avant dans la passionnante aventure de cette cité et deses habitants, il faut partir à la rencontre de ceux qui ont consacré leurexistence à construire la communauté et surtout prendre le temps d'yfaire ses propres découvertes. Par l'exploration de trois dimensionsfondamentales du projet aurovilien — la beauté, l'organisationpolitique et la spiritualité - l'auteur propose de découvrir ce quifait la singularité de cette expérience humaine exceptionnelle à larecherche de la « vie divine ». Rémi Astruc est un chercheur français (CY Paris-Cergy Université etInstitut Universitaire de France) qui s'intéresse aux différentes formesde communauté. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet :Nous ? L'aspiration à la communauté et les arts (préface de Jean-LucNancy), 2016, Le Design de la communauté. [...]

Romance Philology, n° 77/2

Kathleen Gyssels, "A ti pa" avec l'antillectuel Léon Damas. Vers une France décoloniale?

