Le Journal

En France, une grande entreprise devant la justice pour emploi de sans-papiers
L'entreprise Sepur, un acteur dans la collecte des déchets en France, se trouve aujourd'hui devant la justice, accusée d'avoir fait travailler des sans-papiers pendant plusieurs années. Cette affaire touche une cinquantaine de travailleurs, principalement d'origine africaine, qui auraient été employés entre 2018 et 2021 dans des conditions illégales. En plus de Sepur, deux agences d’intérim, Drop Interim et MisterTemp, sont également poursuivies pour avoir embauché des étrangers sans autorisation de travail. Une embauche illégale de travailleurs sans-papiers Le cœur de l’affaire réside dans l’embauche de travailleurs sans papiers. Ces derniers ont été recrutés principalement dans des entrepôts de Sepur, sans passer par les canaux légaux ou les agences d’intérim. Pour faciliter l’embauche de ces travailleurs, ces derniers ont parfois utilisé de fausses identités. Cela aurait permis à Sepur de bénéficier d’une main-d’œuvre moins chère pour des tâches particulièrement pénibles, comme la collecte des déchets. Les travailleurs étaient censés être employés par des agences d’intérim, mais l’enquête a révélé que ces agences se contentaient d’enregistrer les embauches. Ce système a permis à Sepur de réduire ses coûts de main-d’œuvre tout en se débarrassant des responsabilités liées à l’emploi de personnes sans titre de séjour en France. Sepur en procès pour complicité d'emploi de travailleurs sans-papiers https://t.co/S9XmtJyVDd via @La_NVO — Ugict - les Ingés Cadres Techs CGT (@CGTCadresTechs) January 19, 2026 Actes de racket Outre l’affaire des sans-papiers, deux chefs d’équipe de Sepur sont accusés d’extorsion. Selon les accusations, ils auraient prélevé une part des salaires des travailleurs sans-papiers, jusqu’à 150 euros par mois par personne. Ce racket aurait concerné environ 10 % du salaire de chaque employé sous leur supervision. Les chefs d’équipe sont désormais dans le collimateur de la justice pour avoir exploité leur position pour obtenir un gain financier personnel, en plus des accusations d’emploi illégal. L’affaire a pris un tournant en 2022, lorsqu'une plainte a été déposée par Sepur elle-même. L'entreprise a accusé ses travailleurs de fraude et d’usurpation d’identité, estimant avoir été trompée par des employés utilisant de faux papiers. Sepur a également affirmé avoir subi des pertes financières à cause de cette situation. Cependant, l'enquête a révélé que l'entreprise était probablement au courant de l’emploi de sans-papiers. Les responsables de Sepur auraient même facilité ce processus pour profiter de conditions de travail plus flexibles et à moindre coût. Le rôle des agences d’intérim Les deux agences d’intérim impliquées dans cette affaire, Drop Interim et MisterTemp, sont également sous enquête. Ces agences sont accusées d’avoir embauché des travailleurs en situation irrégulière et de ne pas avoir respecté les lois du travail. Elles sont jugées pour avoir contribué à maintenir ce système de travail illégal, permettant à Sepur d’avoir une main-d'œuvre bon marché tout en minimisant ses responsabilités légales. Le tribunal correctionnel de Versailles devra trancher sur les responsabilités de Sepur, des agences d’intérim et des chefs d’équipe impliqués dans cette affaire. Sepur risque des amendes et des sanctions pour complicité d’emploi de sans-papiers. Les chefs d’équipe accusés d’extorsion peuvent également encourir jusqu'à sept ans de prison. Vous avez aimé cet article ? Ne ratez pas notre dernier article ! Source : ObservAlgerie

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