[Mis à jour le mardi 21 juillet à 9h51] Depuis le lundi 20 juillet, le port du masque est obligatoire pour les adultes et les enfants de plus de 11 ans dans les lieux publics clos (voir la liste ci-dessous)Le décret pris vendredi 17 juillet a été publié samedi 18 juillet au Journal officiel. Le masque est désormais obligatoire dans la totalité des grandes surfaces alimentaires (Auchan, Aldi, Carrefour…). Mais aussi dans : les centres commerciaux, les bibliothèques, les services publics et d’administration (mairie, préfecture, établissements de santé), les musées, les cinémas, les salles de spectacle, les salles de sport, les lieux de culte, les parties communes des hôtels, les pensions de famille, les établissements sportifs couverts et les établissements de plein air (hippodromes, terrains de sport, stades, pistes de patinage, piscines en plein air, arènes…). Les entreprises ne sont pas considérées comme des lieux publics et “doivent gérer au cas par cas, en fonction des situations“, précise le Premier ministre Jean Castex. Toutefois, lorsque la distanciation physique de 1.5 mètres ne peut être respectée, le port du masque grand public est obligatoire.

Qu’il soit jetable ou en tissu réutilisable, le masque permet de faire écran aux virus et de se protéger d’une éventuelle contamination au Covid-19. En vacances, il faut également le porter pour casser la chaîne de transmission et “éviter que l’épidémie reparte cet été“, martèle le Conseil scientifique, qui estime qu’il y a “un relâchement des comportements” et que le masque n’est pas assez porté. A quoi sert vraiment un masque ? Où s’en procurer facilement et à quel prix ? Comment le réserver en grande surface ? Comment le faire soi-même avec un patron ? Dans quel sens le mettre et comment bien le laver ? Ont-ils une date de péremption ? Nos conseils.

Masque et coronavirus : à quoi sert-il ?

Le masque sert à éviter de contracter un virus, comme celui de la grippe, du Covid-19 ou de toute autre maladie virale. Mais aussi à protéger les autres si on est soi-même malade. Ainsi, une personne qui présente des symptômes d’infection respiratoire ou suspectée d’être malade peut porter un masque chirurgical pour protéger les autres de ses symptômes (à la maison, dans les lieux publics…). Le masque peut également servir dans un contexte de prévention de l’exposition au virus. Il a un “effet barrière” qui va empêcher le passage des particules bactériennes et virales. “Le mode de transmission du coronavirus est sensiblement le même que celui de la grippe, c’est-à-dire qu’il se transmet d’homme à homme lors de contacts rapprochés (se toucher ou se serrer la main par exemple) et par voie aérienne en toussant  ou en éternuant (gouttelettes de salive, postillons)” précise Pierre Parneix, médecin hygiéniste et praticien hospitalier en Santé publique au CHU de Bordeaux et responsable du Centre d’appui à la prévention des infections associées au soins (CPIAS) de Nouvelle Aquitaine.. Malheureusement, le port du masque n’est pas une pratique culturelle en France à l’inverse d’autres pays comme en Asie. “Au lieu de remercier les gens qui portent des masques car elles nous protègent de leurs virus, on a plutôt tendance à les juger comme “dangereuses”. C’est un regard qu’il faut vraiment changer ! Porter un masque est pourtant un très bon réflexe“, poursuit notre interlocuteur. 

Port du masque obligatoire
Niveau d’efficacité d’un masque © Gouvernement.fr

Port du masque : où est-il obligatoire ?

Port du masque obligatoire Logo
Logo du port du masque obligatoire © Communauté de commune

Depuis le lundi 20 juillet, le masque est obligatoire dans tous les lieux clos recevant du public. Un logo sera présent à l’entrée des lieux concernés. 

→ Dans les restaurants

Les clients des cafés, bars et restaurants doivent porter un masque, sauf lorsqu’ils sont à table“, indique le syndicat professionnel GNI-HCR (Groupement National des Indépendants de l’Hôtellerie-Restauration) dans son protocole de mesures sanitaires. Autrement dit, les clients (à partir de 11 ans) de tous ces lieux doivent porter un masque lorsqu’ils se déplacent dans le bar ou le restaurant (par exemple aller aux toilettes, passer une commande ou payer l’addition). Le personnel quant à lui devra porter un masque en permanence, qu’il se trouve en salle ou en cuisine. 

Dans les magasins et tous les commerces

Depuis le 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans :

  • tous les centres commerciaux
  • tous les magasins de vente (librairies, maisons de la presse, tabac, pharmacie, boutiques de vêtements, jardineries, magasins de bricolage, boulangeries, poissonneries…)
  • tous les marchés couverts
  • toutes les grandes surfaces alimentaires : Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match et Système U

Dans les transports en commun

Depuis le 11 mai, début du déconfinement, le port du masque est obligatoire dans les transports en commun publics, pour tous les usagers de 11 ans et plus, ainsi que pour le personnel dans les gares et dans les transports (train, bus, tramways, métro, RER…), mais aussi dans les avions de la compagnie Air France. Son non-port dans les transports ou dans les gares entraîne une amende de 135 euros. “Les personnes qui voudront prendre un VTC, un taxi ou pénétrer dans une gare sans masque pourront se voir refuser l’accès”, avait indiqué le secrétaire d’Etat chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari sur CNEWS.

Lieux où le masque est obligatoire à partir du 20 juillet
Magasins de vente, centres commerciaux
Transports en commun (gares, trains, métros, bus…), gares et aéroports, taxis et VTC
Ecoles et lycées
Ephad (pour les visites)
Administrations et banques
Restaurants, débits de boissons, hôtels et pensions de famille, refuges de montagne
Salles de jeux
Établissements d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement
Bibliothèques, centres de documentation
Établissements de culte
Établissements sportifs couverts
Musées et lieux culturels couverts
Chapiteaux, tentes et structures
Salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple, y compris les salles de spectacle et les cinémas.
Marchés couverts
Etablissements de plein air : hippodromes, terrains de sport, stades, pistes de patinage, piscines en plein air, arènes…

Quelle amende si on ne le porte pas ? Un non-port du masque dans les lieux publics clos ou les transports en commun alors que ce dernier est obligatoire est sanctionné par une amende de 135 euros

A partir de quel âge le porter ? Le masque est obligatoire pour les adultes et les enfants de plus de 11 ans dans les lieux publics clos,

► Voir et télécharger l’affiche du port du masque obligatoire pour les lieux clos recevant du public réalisée par l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). 

Masque de protection : c’est quoi ?

différences masques de protection coronavirus
Les différents masques de protection © Olena – Adobe Stock

Le masque de protection, aussi appelé “anti-virus” ou à usage médical, est un dispositif médical destiné à filtrer les bactéries et à éviter de contracter un virus, comme celui de la grippe ou toute autre maladie virale. “Ces masques sont généralement portés au bloc opératoire pour éviter d’abord que les bactéries de la bouche du chirurgien ne soient projetées sur plaie chirurgicale du patient, mais peuvent aussi être portés par le grand public pour se protéger des micro-organismes dans un contexte d’épidémie, comme la grippe ou le Covid-19 par exemple“, indique le Dr Pierre Parneix. Il existe plusieurs types de masque qui ont des niveaux de filtration variables. “Pour définir le niveau de filtration, on réalise un test avec un aérosol contenant des souches de staphylocoque doré“, explique le spécialiste.

Masque chirurgical, canard 

Ces masques peuvent être de type I qui filtre 95% des bactéries ou de type II qui filtre plus de 98% des bactéries. On distingue les masques de type 2 normaux et ceux de type R qui sont plus étanches et résistants aux projections. Ils sont à usage unique et donc jetables au bout de 3 à 4 heures d’utilisaiton.

Masque FFP1, FFP2, FFP3

Un masque FFP est un appareil de protection respiratoire destiné à protéger celui qui le porte contre l’inhalation à la fois de gouttelettes et de particules en suspension dans l’air. Le port de ce type de masque est plus contraignant (inconfort thermique, résistance respiratoire) que celui d’un masque chirurgical.  Il est réservé aux professionnels de la santé de toute la chaîne (transport sanitaire, pompiers, médecins libéraux, infirmiers…) et n’est pas à destination du grand public.

→ Le masque FFP1 filtre au moins 80 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm.

→ Le masque FFP2 filtre au moins 94 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm.

→ Le masque FFP3 filtre au moins 99 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm.

• Visière de protection

A défaut de trouver des masques, beaucoup de Français optent pour le port de visières de protection pour se protéger du coronavirus. Dans les hôpitaux, ces équipements font partie des éléments de protection à porter lors de la prise en charge des patients suspects/infectés par le Covid-19.

Masque Afnor

Face à la pénurie de masques chirurgicaux et FFP, l’Association française de normalisation (Afnor) a mis à disposition gratuitement des nouveaux modèles de masques, dit “masques barrières” à destination des professionnels, mais également des particuliers. Ce masque vise protéger la population, en complément des indispensables gestes barrières face au coronavirus. Il répond à des normes validées par près de 150 experts : 

  • Préférer les matières validées par la Direction générale de l’armement ou par la Société française d’hygiène hospitalière comme la toile de coton de 150 g/m² pour l’enveloppe extérieure et du viscose de 130 g/m² pour la couche intérieure. 
  • Eviter les tissus trop chauds ou potentiellement irritantes
  • Le masque doit être lavé en machine à 60°C, dans un cycle de 30 minutes (cycle coton) après chaque utilisation.
  • Éviter les masques avec une couture verticale sur le devant :il convient néanmoins d’être vigilant aux modèles comportant une ou plusieurs coutures verticales, le long du nez, de la bouche et du menton. Cette solution n’a pas été retenue par les experts lors de la rédaction de l’Afnor car il y a un risque de fuite par la couture).”, peut-on lire sur le site de l’Afnor.

Masque lavable : en tissu, réutilisable ou grand public

masque logo grand public normes
Logos permettant d’identifier les masques grand public aux normes © Direction générale des entreprises

Le masque “grand public” ou “alternatif” est un complément aux gestes barrières. Il est en tissu lavable (en machine à 60° pendant un cycle de 30 minutes) et donc réutilisable plusieurs fois. Il a des propriétés de filtration allant d’au moins 70% à plus de 90% de filtration des particules émises d’une taille égale ou supérieure à 3 microns. Il peut être fabriqué de manière artisanale (fait-main à partir de tutoriels ou modèles de patron disponibles sur Internet, diffusé par l’Afnor ou le CHU de Grenoble par exemple), plat ou à plis, mais aussi de manière industrielle. Les autorités sanitaires françaises ont d’ailleurs validé plus de 80 prototypes à près de 50 entreprises issues de la mode et du textile. Un masque grand public aux normes doit présenter ce logo officiel bleu, blanc et rouge (à droite) avec en sous-texte son nombre de lavages maximum.

Masque jetable

S’il n’est pas en tissu, le masque est dit “jetable”. C’est le cas du masque chirurgical (vendu en pharmacie ou sur internet) qui a une durée de vie de 3 à 4 heures.Au-delà, il faut le jeter à la poubelle. Le masque est à usage unique et en aucun cas lavable ou réutilisable. Après chaque sortie, dès le retour à la maison, il ne faut pas le manipuler et le jeter car il est potentiellement contaminé“, prévient le Dr Parneix. Il ne faut donc pas réutiliser un masque dès lors qu’il a été manipulé et ôté du visage. Le masque de type FFP a quant à lui une durée de 8 heures. L’Agence régionale de Santé des Hauts-de-France rappelle qu’il ne faut absolument pas jeter son masque, ses gants, ses mouchoirs ou ses lingettes dans la rue. Ces derniers doivent être jetés dans un sac poubelle dédié, résistant et disposant d’un système de fermeture fonctionnel. Le fait de jeter son masque dans l’espace public, sur les trottoirs ou dans la rue, et pourrait être sanctionné d’une amende de 135 euros, assure le dimanche 7 juin, la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson.

Masque pour enfant

Le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France (commerces, transports en commun, gymnases, marchés couverts, cinémas…) pour les enfants à partir de 11 ans. Son port est néanmoins recommandé à partir de 7 ans, un âge à partir duquel l’enfant comprend et accepte l’importance des gestes barrières. L’Afnor a d’ailleurs mis à disposition un patron pour réaliser un masque junior, spécialement conçu pour les enfants à partir de 7 ans. 

  • Pour les enfants de moins de 2 ans, porter un masque présente un risque d’étouffement et doit être prohibé : “quand l’enfant n’est pas capable d’enlever le masque seul, ce dernier n’est pas recommandé “, indique le Dr Damien Mascret sur France 2.
  • Pour les enfants de moins de 6 ans,le port du masque est fortement déconseillé pour les moins de 6 ans car pouvant être dangereux“, alerte Jean Castex le 6 mai lors d’une audition au Sénat. 
  • Pour les enfants de 7 à 10 ans, le masque est recommandé.
  • A partir de 11 ans, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos.

Où acheter un masque ?

Supermarché : Intermarché, Auchan, Carrefour… 

Depuis le lundi 4 mai, les enseignes de la grande distribution alimentaire (Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match, Système U) confirment que des masques grand public (en tissu et réutilisables) et des masques à usage unique sont mis en vente, dans des magasins et drive. Sachez qu’il est possible de réserver sa boîte de 50 masques (au prix de 29.54 euros) dans les magasins Intermarché. Pour cela, il suffit de vous rendre sur le site d’Intermarché, de télécharger le formulaire mis en ligne et de le remplir pour passer commande. Suite à votre achat en ligne, un bon de réservation vous sera envoyé sur votre boîte mail. Sur le coupon seront inscrits le créneau de retrait ainsi que le magasin où il faudra venir retirer vos masques. Imprimez ou téléchargez votre coupon sur votre smartphone et rendez-vous dans le magasin indiqué et à la date prévue pour récupérer votre boîte de masques. 

Pharmacie 

Depuis le 27 avril, les pharmacies sont également autorisées à vendre des masques grand public à leurs clients sans avoir besoin d’une ordonnance médicale. Cependant, les officines ne peuvent vendre uniquement “des masques non-sanitaires fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables”, selon un arrêté, c’est-à-dire des masques en tissu qui ne correspondent pas aux masques chirurgicaux ou aux masques FFP2, ces derniers étant réservés pour les soignants.  A noter que les masques chirurgicaux ne peuvent pas être vendus (commerces, pharmacies…) à plus de 95 centimes depuis le 2 mai 2020 et jusqu’au 10 janvier 2021, selon un décret publié au Journal officiel le 10 juillet 2020.

• Internet 

Attention, des tas de modèles sont en vente sur internet, sur Amazon ou CDiscount par exemple. Mais tous ne sont pas efficaces. Si vous souhaitez acheter en ligne, privilégiez les masques conformes à la norme française et européenne “NF EN 14683” ou qui répondent aux normes établies par l’Afnor, avec le logo NF. Pour y voir plus clair, la Direction générale des entreprises a publié une liste des vendeurs et fabricants qui sont positifs aux tests de filtration.

Comment faire un masque soi-même ?

Pour fabriquer un masque “fait maison”, vous pouvez télécharger et imprimer un patron. L’Afnor a mis à disposition plusieurs patrons de masques sur son site internet : de type “bec de canard” ou à plis. Pour confectionner votre masque, il est conseillé d’utiliser :

  • deux couches de toile de coton (ou un tissu non-tissé en polypropylène),  enserrant une couche de viscose (soie artificielle), de polyester ou de polyamide pour les masques classiques
  • deux couches de popeline de coton pour les masques 3 plis. 
  • du fil solide pour les coutures.

>> Voir tous les patrons de masques réalisés par l’AFNOR

Si vous n’avez pas de machine à coudre, le Professeur Garin, ancien Médecin du Service de Santé des Armées et expert en risque biologique et infectieux a réalisé une vidéo sur YouTube pour réaliser un masque en papier très facilement à l’aide d’une feuille en papier essuie-tout ou d’une serviette en papier, des élastiques et une agrafeuse pour fixer le masque. 

​​​​​​Comment mettre un masque ?

Le masque de protection n’est efficace que s’il est bien porté. Dans quel sens mettre un masque chirurgical ? Du côté bleu ou du côté blanc ? Et comment porter un masque en tissu ? Sur le nez ou en-dessous ? Qu’en faire lorsqu’on le retire ? 

Prix des masques : en tissu, jetable, en pharmacie…

Le prix des masques reste encadré jusqu’au 10 juillet, suite à la publication d’un décret le 22 mai 2020.

→ En pharmacie : Publié le 25 avril 2020 au Journal Officiel, un arrêté encadre désormais le prix de vente d’un masque en officine. Le texte indique que les pharmaciens peuvent proposer des “masques non sanitaires fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables” à un tarif fixé entre 2 et 5 euros. Concernant les masques chirurgicaux, leur prix de vente au détail ne peut excéder 95 centimes d’euros toutes taxes comprises par unité selon le décret du 22 mai, en vigueur jusqu’au 10 janvier 2020 selon un décret publié au Journal officiel le 10 juillet 2020. A savoir que la majorité des masques jetables sont vendus à un tarif de l’ordre de 60 centimes, notamment dans la grande distribution. Environ un tiers des masques textile (particulièrement les “masques grand public”) sont commercialisés à des prix de l’ordre de 10 à 30 centimes à l’utilisation. Le mardi 30 juin, la Haute autorité de santé (HAS) a donné son feu vert pour le remboursement par l’Assurance maladie du masque chirurgical de la gamme Assanis fabriqué par le laboratoire Majorelle, pour les patients atteints du Covid-19 et ceux à haut risque de développer une forme grave d’infection. Lorsque son prix de vente sera fixé, ce masque sera le premier à figurer sur la liste des produits et prestations remboursable.

→ En supermarché : le prix d’un masque en tissu réutilisable en grande surface est compris entre 2 et 3 euros et le prix d’un masque chirurgical, à usage unique et donc jetable, à moins d’un euro.

→ Au bureau de tabac : le prix d’un masque en tissu est d’environ 5 euros, d’après le président de la Confédération des buralistes.

→ Sur Internet : les prix des masques en tissu varient selon les modèles, les fabricants et les normes suivies. On en trouve généralement entre 4 et 20 euros. 

Quelles précautions avec les masques ?

Le port prolongé des masques de protection peut entraîner des irritations cutanées à cause des frottements et des frictions, et à terme, une dermite cutanée, qui se caractérise par des rougeurs, des démangeaisons voire des lésions qui peuvent s’infecter. Pour limiter ce risque, des recommandations ont été émises par la Pr Karen Ousey, Directrice de l’Institut de la peau et de prévention des infections britannique, en avril 2020 :

  • Hydrater son visage 30 minutes avant de porter un masque avec une crème hydratante sans alcool, ni parfum.
  • Retirer le masque toutes les deux heures pour laisser sa peau respirer en ne touchant que les élastiques latéraux qui enroule l’oreille de part et d’autre du visage, et jamais la partie extérieur du masque.
  • Se laver les mains avant et après chaque manipulation du masque.
  • Se nettoyer la peau après avoir porté un masque et avant d’en remettre un.
  • Utiliser un brumisateur d’eau thermale spéciale “anti-irritation” au cours de la journée si la peau est sensibilisée ou tiraillée.
  • Se laver le visage le matin et le soir avec de l’eau tiède pour éliminer toutes les bactéries et les impuretés et le sécher en tamponnant avec une serviette propre. 
  • Appliquer une crème ou un soin réparateur avant d’aller se coucher pour qu’elle fasse effet pendant la nuit. 
  • Eviter le maquillage en cas de problèmes cutanés. 

Les masques ont-ils une date de péremption ?

Les masques vieillissent avec le temps et leur qualité peut être altérée.

Les masques respiratoires de type FFP (FFP1, 2 ou 3) ont une date de péremption au-delà de laquelle leur efficacité ne peut être garantie. Cette date est indiquée sur l’emballage du masque.  Mais dans le contexte du Covid-19 et de pénurie de masque, le Ministère du Travail, soutenu par la direction générale de la Santé, a autorisé l’usage de masque de protection (de type FFP2) périmé, à condition que la date de péremption ne dépasse pas 24 mois, et que les masques aient été stockés dans les conditions de conservation conformes à celles prévues par le fabricant ou le distributeur. Avant leur utilisation, les masques devront avoir fait l’objet de 4 tests successifs : vérifier l’intégrité des conditionnements par contrôle visuel ; vérifier l’apparence (couleur d’origine) du masque par contrôle visuel ; vérifier la solidité des élastiques et de la barrette nasale de maintien du masque ; réaliser un essai d’ajustement du masque sur le visage. 

Les masques médicaux (tous les masques autres que les masques respiratoires, autrement dit les masques chirurgicaux, bec de canard…) ont une “date de péremption de 2 ans après la fabricationindique le Dr Sebastian Marciano des Urgences médicales de Paris. Cette date n’est pas toujours indiquée sur les masques mais ils peuvent “être utilisés après vérification de leur apparence, du bon état des fixations et du respect des conditions de stockage (zones sèches et bien ventilées avec une température comprise entre 15 et 25° C)“, précise l’Inrs sur son site internet. En cas de doute, il convient de contacter l’ARS de sa région.

     

    Merci au Dr Pierre Parneix, médecin hygiéniste et praticien hospitalier en Santé publique au CHU de Bordeaux et responsable du Centre d’appui à la prévention des infections associées au soins (CPIAS) de Nouvelle Aquitaine.

    Voir la source

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