[Mise à jour du lundi 23 novembre à 19h46] La pandémie Covid-19 semble ralentir en France après près de quatre semaines de confinement, même si les indicateurs sanitaires se maintiennent à des niveaux élevés et que la décrue reste fragile. Selon le dernier bilan épidémiologique de Santé Publique France, la France a comptabilisé 4 452 nouveaux cas et 500 nouveaux décès au cours de ces dernières 24 heures. 12 898 nouvelles hospitalisations ont été recensées sur les 7 derniers jours. Depuis une semaine désormais, le nombre de personnes en réanimation continue de baisser : 243 personnes ont été admises ses dernières 24 heures, contre 171 la veille. Emmanuel Macron prévoit de s’exprimer mardi 24 novembre à 20 heures, et promet aux Français “de la cohérence, de la clarté” et “un cap“. Il devrait annoncer un allègement des restrictions imposées aux Français depuis plusieurs semaines pour affronter la 2e vague de Covid-19. Cette assouplissement se ferait en trois temps : la réouverture des commerces non essentiels et des lieux de culte autour du 1er décembre, des autorisations de se déplacer pendant les vacances de Noël et une réouverture des restaurants, bars, salles de sport et lieux culturels à partir de janvier 2021. Le premier ministre Jean Castex a souligné lundi soir à l’issue d’une visioconférence avec les députés LaREM, qu'”A ce stade, ce sera un léger assouplissement au confinement, car les critères sanitaires ne sont pas encore ceux du 11 mai“, craignant que les réveillons de fin d’année soient “des usines à Covid“. Nombre de cas de Covid-19 en France, évolution, décès, cartes pour suivre l’épidémie par département et régionclustersR0 en France… Chiffres et infos du jour.

Dernières infos en direct :

  • Vaccin et mesures barrières vont mettre fin à la pandémie ? Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus a dévoilé son optimisme lors de sa conférence de presse lundi “Avec les plus récents résultats positifs des essais cliniques sur des vaccins, la lumière au bout du tunnel brille désormais plus fort. Il y a maintenant un réel espoir que les vaccins combinés avec d’autres mesures de santé publique qui ont fait leur preuve vont aider à mettre fin à la pandémie” a t-il déclaré.
  • Ouverture des stations de ski ? La décision d’ouvrir ou non les stations de ski pour les vacances de Noël sera prise “dans les dix prochains jours”, a indiqué lundi Matignon à l’issue d’une réunion en visioconférence entre le Premier ministre, Jean Castex et les élus et organisations professionnelles de la montagne. 
  • Un vaccin avant la fin 2020 ? L’Agence européenne des médicaments (EMA), qui examine en ce moment les demandes d’autorisation de trois candidats vaccins, a indiqué lundi qu’elle pourrait approuver les premiers vaccins contre le Covid-19 d’ici la fin de l’année ou début 2021. La décision de commercialiser les vaccins est ensuite donnée par la Commission européenne. Laquelle a affirmé la semaine dernière être en mesure d’approuver les vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna dans “la deuxième moitié de décembre”.
  • Un QR code pour entrer au restaurant ? Cédric O, secrétaire d’État chargé du numérique a évoqué lundi sur Europe 1 la possibilité de flasher un QR code via l’application TousAntiCovid pour laisser ses coordonnées à l’entrée des restaurants et des bars après leur réouverture. 
  • Tests dans les lycées. Des tests antigéniques sont déployés dans une trentaine de lycées d’Île-de-France à partir de ce lundi 23 novembre, selon l’ARS Ile-de-France. Ces opérations de dépistage “pilote” sont conduites avec un appui médical et opérationnel des équipes de l’AP-HP et vont permettre de tester les élèves et les professeurs sur la base du volontariat pendant plusieurs semaines. “L’idée est de casser la chaîne de contamination mais aussi évoquer les gestes barrières, toujours importants même quand on est testé négatif”, a indiqué le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer en déplacement au lycée Emile-Dubois à Paris XIVe où se tenait l’une des opérations de tests.
  • Vaccin AstraZeneca. Selon un communiqué publié ce lundi 23 novembre par le groupe, le vaccin développé par le laboratoire britannique AstraZeneca et l’université d’Oxford serait efficace à 70 %. Il s’agit de résultats intermédiaires des essais cliniques de grande échelle réalisés au Royaume-Uni et au Brésil. Parmi les 48 vaccins candidats actuellement en essais cliniques sur l’homme, seulement 11 sont entrés dans la phase 3, dernière avant l’homologation des autorités, selon l’OMS : Pfizer/BioNTech, Moderna, Sinovac, Sinopharm, Bharat Biotech, AstraZeneca, Johnson & Johnson, CanSino Biological, Spoutnik V et Novavax.
  • Combien de vaccins pour la France ? Selon Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’Industrie, la répartition devrait se faire au prorata des pays dans la population européenne. La France devrait ainsi bénéficier de 15% des vaccins achetés par l’Union européenne, indique-t-elle sur Radio J le 22 novembre. 
  • Visons contaminés au Covid-19 abattus. Le ministère de l’Agriculture a annoncé dimanche 22 novembre via un communiqué que pour la première fois sur le sol français, la présence du Sars-CoV-2 a été détectée dans un élevage de visons. Les 1 000 animaux présents sur l’exploitation, située à Champrond-en-Gâtine en Eure-et-Loir, ont été abattus. “L’élimination des produits issus de ces animaux” a aussi été ordonnée. “Des analyses sont encore en cours dans les deux derniers élevages et les résultats sont attendus dans le courant de la semaine. Si des résultats s’avéraient positifs dans l’un de ces deux élevages, les mêmes mesures d’abattage que dans le premier élevage concerné seraient appliquées“, indique également le communiqué, qui précise que “les résultats des analyses réalisées sur les éleveurs des 4 élevages se sont tous révélés négatifs“. 
  • Didier Raoult porte plainte. Le professeur marseillais Didier Raoult a déposé plainte ce vendredi 20 novembre. Une plainte dans laquelle il accuse Jean-Paul Stahl, professeur de maladies infectieuses au CHU de Grenoble de diffamation après des propos sur l’hydroxychloroquine. Ce dernier accuse le Pr Raoult d’avoir notamment “bidonné” son étude sur l’hydroxychloroquine. 
  • Baisse des réanimations. Plus de 2,1 millions de Français (2 140 208) ont été contaminés par le Covid-19 depuis le début de l’épidémie. La décrue se poursuit toutefois dans les hôpitaux, qui accueillent selon les dernières données officielles du dimanche 22 novembre, 4 509 malades du Covid dans les services de réanimation, dont 171 nouvelles admissions (-48). La veille, les services de en réanimation en France comptaient 219 nouveaux patients.
  • Menace d’une troisième vague début 2021. Le docteur David Nabarro, envoyé spécial de l’Organisation Mondiale de la Santé, met en garde dimanche 22 novembre dans une interview pour un groupe de quotidiens suisses quant à une possible troisième vague “au début de l’année prochaine“, si les gouvernements européens “ne construisent pas l’infrastructure nécessaire”, rapporte ReutersLe Britannique estime que “la réaction de l’Europe a été incomplète” et insiste sur la nécessité de renforcer les systèmes de traçage locaux. “Il faut une surveillance très étroite des personnes afin de savoir qui est infecté”, recommande-t-il par ailleurs, insistant sur le contrôle des mises à l’isolement.
  • Emmanuel Macron s’exprimera mardi 24 novembre à 20 heures. Dans les colonnes du JDD, dimanche 22 novembre, le chef de l’Etat lève le voile sur ses intentions et promet d’apporter “de la cohérence, de la clarté” et “un cap” aux Français durant son discours. “Savoir ensemble où nous allons et comment y aller. C’est difficile, car la pandémie est par essence imprévisible et mondiale. Mais c’est la clé de la confiance, qui elle-même est la clé du succès“, précise Emmanuel Macron. Il évoquera également un “allègement progressif des contraintes”, selon l’Elysée, et des perspectives d’assouplissement des mesures sur les commerces et les lieux de culte. Toujours dans le JDD, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, évoque un possible déconfinement par étapes. “Les assouplissements se feront en trois étapes au regard de l’évolution sanitaire et des risques liés à certaines activités : d’abord autour du 1er décembre, puis avant les congés de fin d’année, puis à partir de janvier 2021“, a-t-il déclaré.  
  • Baisse des hospitalisations. Les hospitalisations liées au Covid-19 chutent de 13% entre la semaine 45 et la semaine 46, passant de 19 940 entrées à 17 390. Le taux d’hospitalisations a diminué durant la semaine du 9 au 15 novembre dans la majorité des régions métropolitaines, les baisses les plus marquées étant en Corse (-38%), en Provence-Alpes-Côte d’Azur (-24%), en Ile-de-France (-21%), dans les Hauts-de-France (-20%) et en Auvergne-Rhône-Alpes (-20%). Il a néanmoins augmenté dans la région Grand-Est (+18%) ainsi qu’en Centre-Val de Loire (+7%) et en Pays de la Loire (+2%)

​​​​​​état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021.

  • Le télétravail est à nouveau à privilégier pour tous les salariés qui le peuvent. “Le télétravail n’est pas une option a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne, il doit s’imposer dans les secteurs privés 5 jours sur 7″. 
  • Les services publics, les exploitations agricoles, les usines et le BTP peuvent continuer de travailler.
  • Les réunions privées, en dehors du noyau familial, les rassemblements publics et les déplacements entre régions sont interdits.
  • Les cérémonies religieuses sont interdites. Les lieux de cultes restent ouverts.
  • Les enterrements sont limités à 30 personnes. Les mariages sont limités à 6 personnes.
  • Les frontières extérieures sont fermées, sauf pour le retour des ressortissants français. Toute personne arrivant sur le territoire doit fournir la preuve d’un test négatif réalisé dans les 72h.
  • Restent ouverts : Les plages, parcs, jardins, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées, les secteurs périscolaires avec des protocoles renforcés (masques obligatoires dès 6 ans, arrivée en horaires décalés à l’école pour limiter le brassage des élèves…), les Ehpad (visites autorisées sous protocole sanitaire strict), les marchés alimentaires, les commerces essentiels dont la liste a été fixée par l’arrêté du 15 mars (garages, station-service, magasin d’alimentation, marché, magasins d’informatique, de bricolage, quincaillerie, vendeurs de journaux et papeterie,  pharmacie, commerces d’articles médicaux et orthopédiques, opticiens, blanchisserie-teinture, services funéraires, banques, assureurs, tabacs, vendeurs de cigarettes électroniques, hôtels (sans restauration).
  • Sont fermés : Les universités et les écoles d’enseignement supérieur, les commerces non essentiels (fleuristes, coiffeurs, libraires…), les établissements recevant du public, les bars, restaurants, cinémas, théâtres, centres commerciaux, salles de spectacles, salles polyvalentes, salles de conférence, les parcs d’attractions, les salons, foires et expositions, les établissements qui proposent des activités extra-scolaires (sportives ou artistiques) comme les clubs de sport.

JDD le 22 novembre :

Autour du 1er décembre avec la réouverture des commerces non essentiels (avec un protocole sanitaire adapté) et la reprise des cérémonies religieuses dans les lieux de culte.

Au début des vacances de Noël avec l’autorisation de se déplacer pour les fêtes de fin d’année.

Début 2021 avec la potentielle réouverture des restaurants, des bars, des salles de sport et des lieux culturels. 

Les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et sur attestation individuelle à remplir à chaque sortie pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ou les universités (ou établissements d’enseignement supérieur) pour les étudiants ou les centres de formation pour adultes et les déplacements professionnels ne pouvant être différés.

72% des patients Covid-19 en réanimation sont des hommes.

  • Les déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle, des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr) et les livraisons à domicile.
  • Les consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés et l’achat de médicaments.
  • Les déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants.
  • Les déplacements des personnes en situation de handicap et leur accompagnant.
  • Les déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
  • Les convocations judiciaires ou administratives et rendez-vous dans un service public (Pôle Emploi, CAF, mairie, préfecture…).
  • La participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative (maraudes, aide alimentaire).
  • Des attestations permanentes sont nécessaires pour les déplacements domicile travail et pour amener les enfants à l’école.

Une amende forfaitaire de 135 euros sera appliquée en cas de non-respect du confinement. Elle pourra aller jusqu’à 3 750 euros en cas de récidive.

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    • dernier bilan épidémiologique, l’agence confirme la diminution de la circulation du Sars-CoV-2, la diminution du nombre de nouveaux cas confirmés, des hospitalisations et des nouvelles d’admissions en réanimation et une tendance à la stabilisation des décès. Les régions les plus touchées sont l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

      Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement au 23 novembre 2020 : 

      • 2 144 660 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+4 452 en 24 heures)

      • 49 232 personnes sont décédées en France (+500 en 24 heures à l’hôpital)

      • 4 454 patients Covid-19 sont en réanimation (+72 en 24 heures)

      • 31 481 patients Covid-19 sont hospitalisés (+473 en 24 heures).

       

         

        dernier bilan épidémiologique du 19 novembre, Santé Publique France confirme la diminution de la circulation du Sars-CoV-2, la diminution du nombre de nouveaux cas confirmés, des hospitalisations et des nouvelles d’admissions en réanimation et une tendance à la stabilisation des décès. Elle estime même que “le pic épidémique de la seconde vague a été franchi“. Néanmoins, “s’il y a des signes d’amélioration, nous n’avons pas encore vaincu le virus […] Il y a moins de nouveaux malades par jour mais il ne faut pas s’arrêter“, a indiqué le ministre de la Santé Olivier Véran le 16 novembre sur BFM-TV.

        → L’indicateur utilisé pour suivre l’évolution de l’épidémie de coronavirus en France est le taux d’incidence soit le nombre de patients ayant un test PCR positif pour 100 000 habitants par semaine sur les 7 derniers jours. Au 22 novembre, ce taux a baissé à 180.54.

        Courbe du taux d'incidence des cas de Covid-19 en France, pour 100 000 habitants, par région, au 22 novembre
        Courbe du taux d’incidence des cas de Covid-19 en France, pour 100 000 habitants, par région, au 22 novembre © Gouvernement.fr

        Le gouvernement suit également l’évolution du taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 (sur les capacités initiales).

        taux lit reanimation covid
        Taux d’occupation des lits en réanimation des patients Covid-19 au 22 novembre. © Gouvernement.fr

        cas confirmé covid
        Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 15 novembre 2020 (données au 18 novembre 2020), France entière © Santé Publique France